Mesure d'audience et statistiques

CIRCULATION

 

L'aérodrome : circuit, intégration

Les pistes

La dénomination d'une piste se fait en donnant son orientation géographique. Exemple : piste Nord pour une piste orientée Sud-Nord avec décollage et atterrissage face Nord. La piste Sud est la même piste, mais utilisée dans l'autre sens, face Sud, pour le décollage et l'atterrissage.

On appelle QFU, la direction magnétique d'une piste donnée en dizaine de degrés par rapport au Nord magnétique. C'est toujours un groupe de 2 chiffres. Ainsi la piste 09 est orientée à 090 ° par rapport au Nord magnétique. Le QFU 27 correspond à l'orientation 270 face à l'ouest.

Taxiways : voies de circulation au sol repérés par des balises jaunes réservées aux aéronefs roulant pour rejoindre la piste ou l'aire de stationnement.

Certains grands aérodromes possèdent plusieurs pistes, souvent parallèles. Elles sont alors désignées par les lettres L (Left, gauche) et R (Right, droite) qui suivent le numéro de piste.

Le nom des aérodromes

Les noms sont composés de 4 lettres. Les deux premières concernent la région et le pays.

Ex : L pour la région OACI Europe-Méditérranée, F pour la France.

Les 2 dernières désignent l'aérodrome.

Ex : LFPO pour Paris-Orly.

L'aérodrome contrôlé

Sur un aérodrome contrôlé, le service de contrôle d'aérodrome est rendu par un fonctionnaire de l'Aviation Civile sur la fréquence tour (TWR). Le contrôleur espace les aéronefs et fournit une information de trafic.

Sur certain aérodrome importants, les instructions de roulage du parking au point d'arrêt (limite au-delà de laquelle on pénètre sur la piste) ou de la piste au parking sont données sur la fréquence sol.

Sauf autorisation particulière , ce type d'aérodrome n'est accessible qu'aux aéronefs pouvant établir la liaison radio avec la tour de contrôle. En cas de panne de radio :

  • le pilote a déjà établi le contact avec le contrôleur qui l'a autorisé à s'intégrer dans la circulation d'aérodrome : continuer selon les autorisations et suivre les signaux lumineux éventuels

  • le pilote n'a pas encore établi le contact radio avec la tour de contrôle : se dérouter vers un aérodrome ne nécessitant pas de contact radio (sauf cas d'urgence)

Les signaux lumineux

En vol :

 

Rouge

Vert

Blanc

Eclats

Aérodrome dangereux. N'atterrissez pas.

Revenez pour atterrir

Atterrissez immédiatement et dégagez l'aire d'atterrissage en service

Continu

Cédez le passage à un autre aéronef et restez dans le circuit

Vous êtes autorisé à atterrir

 

Artifice à feu rouge

Quelques soient les instructions antérieures, n'atterrissez pas pour le moment

   

Au sol :

 

Rouge

Vert

Blanc

Eclats

Dégagez l'aire d'atterrissage en service

Vous êtes autorisé à circuler

Retournez à votre point de départ sur l'aérodrome

Continu

Arrettez

Vous êtes autorisés à décoller

 

L'avion accuse réception de ces signaux :

  • de jour en balançant les ailes s'il est en vol (sauf en base ou en approche finale) et en remuant les ailerons ou la gouverne de direction s'il est au sol

  • de nuit en éteignant et allumant deux fois les projecteurs d'atterrissage, ou à défauts ses feux de position

Les signaux au sol

1.Interdiction d'atterrir
2. Consignes particulières à l'atterrissage
3. Surface ou piste inutilisables
4. Pistes et chemins de roulement utilisables seulement
5. Roulage possible hors des pistes
6. Tour de piste à droite
7. Sens et direction du décollage et de l’atterrissage
8. Utilisation de la même direction pour le décollage et l’atterrissage
9. Même signification que le T (no 7)
10. Vérifier la direction du décollage avec la tour de contrôle
11. Direction de décollage par rapport au Nord magnétique (QFU)
12. Contrôle d’aérodrome et bureau de piste

Le circuit d'aérodrome

Le tour de piste du Robin DR 400 (source : Matplane)

Le circuit d'aérodrome comporte plusieurs parties :

  • La montée initiale

  • Le vent traversier

  • Le vent arrière : le pilote adopte la configuration d’approche à la vitesse et la puissance requise, train sorti verrouillé, volets d’atterrissage réglés au premier cran ou à 20°

  • L'étape de base : l’avion amorce sa descente pour raccorder le plan de 5% à 500 pieds

  • L'approche finale ou finale : le dernier virage est situé entre 1 et 1.60 nautique du seuil de l’entrée de la piste. Au cours de la finale, l’avion adopte la configuration d’approche finale à la vitesse requise avec tous les volets braqués

Le circuit type se fait à gauche (circuit main gauche) afin d'offrir au pilote la meilleur visibilité.

Le circuit par mauvais temps

A la suite d’une détérioration météorologique, le circuit peut s’effectuer à basse altitude afin de conserver le vol à vue et le contact avec l’axe de la piste à l’altitude minimale de 300 pieds.

En croisière lente, reconnaître l’axe de la piste utilisée. En bout de piste, virer de 180° pour rejoindre la branche vent arrière en adaptant l’écart latéral selon le plafond et la visibilité du moment.

Dans la branche vent arrière, sortir un cran de volet, ainsi que le train d’atterrissage, ajuster la puissance requise.

Par le travers du point d’atterrissage, et après avoir effectuer une courte ligne droite de 20 secondes de vol, amorcer un virage en descente comme pour raccorder par 180°, en adaptant et en corrigeant l’inclinaison pour rejoindre la très courte finale. Utiliser la puissance et descendre tous les volets avant d’atterrir.

En cas d’arrivée à l’inverse du QFU, virer de 90° du côté le plus dégagé, puis se placer en vent arrière.

L'intégration dans les circuits d'aérodrome

L'intégration sur un aérodrome contrôlé

Se conformer aux clairances du contrôleur.

L'intégration sur un aérodrome non contrôlé

Sur ce type d'aérodrome, le service du contrôle n'est pas rendu.

L'intégration sur un aérodrome pourvu d'un organisme AFIS ou OPD, et où la radio est obligatoire

Un agent AFIS (Aerodrome Flight Information Service, service d'information d'aérodrome) se trouve sur l'aérodrome. Il fournit par radio les paramètres de l'aérodrome, une information globale de trafic (dans la mesure où les aéronefs se sont fait connaître) et un service d'alerte. Il n'est là que pour informer, le pilote restant responsable de ses décisions.

Le pilote contacte l'AFIS sur la fréquence du terrain pour signaler son arrivée. L'agent l'informe alors de l'activité de la plate-forme et de la météo. Si aucun autre avion n'est dans le circuit, le pilote passe directement en vent arrière, en étape de base ou en finale. Si d'autres avions sont dans le circuit, le pilote s'intègre sans le gêner.

L'intégration sur un aérodrome pourvu d'un organisme AFIS et où la radio n'est pas obligatoire

Le pilote peut s'intégrer en vent arrière, mais pas directement en base ou en finale.

Les avions équipés d'une radio doivent transmettre leur compte-rendu de position et leur intention (auto-information) sur la fréquence assignée à l'aérodrome trouvée sur la carte VAC (Visual Approach and landing Chart, carte d'approche à vue). En l'absence de fréquence particulière, l'auto-information se fait sur la fréquence 123.50 Mhz.

L'intégration sur les autres aérodromes (il n'a pas d'AFIS)

Le pilote se présente à la verticale de l'aérodrome au-dessus du circuit le plus haut publié (500 ft par exemple) pour examiner l'aérodrome (état, piste en service, trafic, direction de vent) et s'engager en vent arrière. En cas d'activité IFR, le pilote a l'obligation dans certains cas de leur céder le passage.

 

La préparation du vol

Les NOTAM (Notice to Air Men - messages aux navigants)

Les NOTAM sont des messages publiés par le service de l'Information Aéronautique. Ils informent de :

  • l'état ou la modification d'une installation au sol

  • la présence d'obstacles ou de dangers pour la navigation aérienne

  • la modification d'un organisme de la circulation (changement de fréquence par exemple)

  • la modification d'une procédure

Ils sont diffusés selon leur importance par NOTAM ou par suppléments à la documentation de base, dans les AIP et les cartes VAC et LAG.

La consulatation des NOTAM constitue un acte de sécurité au même titre aue la consulation de la météo ou le calcul des performances.

L'état des pistes (neige, verglas) est indiqué dans un NOTAM particulier : le SNOWTAM.

 

Le plan de vol

Le plan de vol est un document rassemblant les informations fournies aux organismes de la circulation aérienne telles que le nombre de passager, le type d'aéronef ou son équipement de bord. En échange, ces organismes pourront remplir leur rôle d'information, de contrôle et, s'il y a lieu de service d'alerte.

Le plan de vol peut être enregistré par MINITEL, par téléphone ou à l'aide d'un formulaire à déposer au bureau de piste ou à l'organisme de la circulation aérienne présent sur l'aérodrome.

Il est activé lors du premier contact radio avec un organisme de la circulation aérienne. A l'issue du vol, il faut IMPERATIVEMENT clôturer le plan de vol sous peine de déclancher automatiquement les phases d'alerte.

En cas de modification en vol ou au sol, il faut prévenir l'organisme de la circulation aérienne avec lequel vous êtes en contact radio ou de la région dans laquelle vous évoluez (SIV, CIV) : c'est la mise à jour du plan de vol.

Un plan de vol déposé (ou enregistré) est noté FPL.

Dans quel cas déposer un plan de vol ?

Le dépôt d'un plan de vol est obligatoire dans les cas suivants :

  • franchissement d’une frontière
  • survol de l’eau ou de régions terrestres particulières précisées par voie d’information
  • VFR de nuit, hors vol local
  • vol en régime IFR

Il est vivement recommandé pour les vols prévus au-dessus du FL 115.

Il est possible de déposer un plan de vol dès que l'on le juge nécessaire : long trajet, mauvaise météo, etc.)

Modalités du dépôt

Le plan de vol doit être déposé, si possible, avant le départ. Pour les vols en VFR de nuit, il doit être déposé au moins 30 minutes avant l'heure estimée de départ (sauf pour les vols locaux ou le plan de vol n'est pas obligatoire).

Validité du plan de vol

En VFR, le plan de vol est valide si vous débutez le roulage dans l'heure suivant les indications portées dans la case 13 ("heure"). Si ce délais ne peut pas être respecté, il faut impérativement déposer un avis de retard à l'organisme que vous aviez contacté sous peine de devoir déposer un nouveau plan de vol.

Si le vol est annulé, il faut aussi annuler le plan de vol.

Activation et clôture du plan de vol

Activation du plan de vol

Clôture du plan de vol

Organisme sur l’aérodrome de départ

Organisme sur l’aérodrome d’arrivée

Autre organisme de la circulation aérienne

+

 

Bureau de piste - terrains avec fréquence TWR ou AFIS

   

+

 

aucun

 

+

Ex : Centre d’Information de Vol ou l’aérodrome le plus approprié

+

(automatique au moment de l’atterrissage)

   

TWR ou AFIS

 

+

(manuel)

     

+

Ex : Centre d’Information de Vol par radio ou par téléphone (le + tôt possible après l’atterrissage)

Plan de vol réduit

Transmettre par radio des informations de vol revient à déposer un "plan de vol réduit". Ce plan de vol doit également être clôturé en demandant à clôturer la fréquence. Cette clôture devient effective par l'autorisation du contrôle à quitter la fréquence et son collationnement par l'aéronef.

Le décollage

La visite prévol et la mise en route

Lors de la visite prévol, le pilote se rends à l'avion en emportant les documents obligatoires :

  • la fiche de pesée et de centrage
  • la validité du certificat de navigabilité
  • le certificat d'immatriculation
  • le certificat de navigabilité
  • la licence de station d'aéronef
  • le certificat de limitation de nuisances

En plus il est conseillé d'emporter avec soi :

  • l'attestation d'assurance
  • une carte de crédit carburant

Le manuel de vol doit rester en permanence dans l'avion.

Le pilote sort l'avion du hangar et effectue sa visite prévol durant laquelle les différents éléments intérieurs et extérieurs de l'avion sont vérifiés. La visite prévol s'effectue en suivant un circuit autour de l'avion. Par exemple :

Cabine :
Verrière ouverte
Interrupteur batterie coupé
Contact magnétos coupé
Niveau d'essence vérifié
Débattement des commandes sans bruits anormaux

Aile gauche :
Volet : glissière propre
Galets en place Aileron : débattement libre
Antenne anémométrique propre et non obstruée (retirer le cache pitot).
Vérification du niveau d'essence dans le réservoir de l'aile gauche
Bouchon du réservoir en place et verrouillé

Train :
Pneumatiques gonflés
Pression correcte (1,4 bar)
Amortisseur correct

Hélice :
Propre et en bon état
Cône : vis et fixation en place

Moteur :
Niveau d'huile vérifié
S'assurer qu'aucun objet (chiffon, outils) n'ait été oublié sous le capot du moteur
Capot moteur fermé et verrouillé

Aile droite :
Aileron : débattement libre
Volet : glissière propre
Galets en place

Fuselage arrière droit :
Retirer le cache-pitot de la prise statique

Empennage :
Plan fixe et dérive vérifiés

Gouverne de profondeur et de direction :
Débattement libre & articulations freinées

Antennes :
En bon état

Une fois le pilote à bord de l'avion, il met le moteur en route et effectue la check-list après mise en route.

La check-list

La check-list est l'ensemble des procédures à effectuer tout au cours du vol, du démarrage jusqu'au coupage du moteur.

Voici un exemple de check pour le DR400.

VISITE PREVOL
Contact batterie........................................ ON
Jauge essence.................................. Vérifiée
Contact batterie...................................... OFF
Visite extérieure ............................. Effectuée

AVANT MISE EN ROUTE
Documents de bord............................. A bord
Frein de parc.........................................Serré
Verrière ......................Fermé, non verrouillée
Volets ................................................ Rentrés
Compensateur ...............................Décollage
Essence ............................................Ouverte
Mélange ................................................Riche
Contacts magnétos .......... OFF, clef en place
Gaz........................................Libre, sur réduit
Injections (moteur froid) .........................1 à 2
Contact batterie........................................ ON
Anticollision .............................................. ON

MISE EN ROUTE
Injections (moteur froid) ...............................4
Injections (moteur chaud) ............................2
Gaz...................................................1 à 2 cm
Démarrage (Personne devant)....... .Magnétos sur BOTH
Démarreur

APRES MISE EN ROUTE
Régime...........................................1100 t/mn
Pression d'huile..... Dans le vert (sinon couper après 30 secondes)
Pompe électrique ...................................Arrêt
Alternateur ON ............................Débit vérifié
Ceintures........................................Attachées
Verrière ........................................ Verrouillée
Réchauffage carburateur............................... Réglé
Conservateur de cap....................... Dégrossi
Radio essayée ............................Fréquences
Heure départ .................................... Relevée
Essai frein ........................................ Effectué

POINT FIXE
Freins .............................................Appliqués
Huile ..................................Pression + T° vert
Régime...........................................1700 t/mn
Magnétos .............. Sélectionnées (100 t/mn)
Dépression........................................ Vérifiée
Réchauffage carburateur......... Tiré (chute 50 t/mn)
Essai ralenti...............................700/750 t/mn
Régime...............................1000 à 1200 t/mn

AVANT DECOLLAGE
A Atterrisseur......................Freins appliqués
C Contacts magnétos ......................... BOTH
Contact batterie ........................................ON
Commandes........... Libres, dans le bon sens
Ceintures ...................... Attachées et serrées
Conservateur de cap .......................... Recalé
H Huile .............................Pression et T° vert
E Essence..................................... Ouverture
Mélange................................................ Riche
Autonomie ..................................... Suffisante
Pompe électrique .............................. Marche
V Volets ................. 2ème cran puis 1er cran
E Extérieur ........ Verrière fermée, verrouillée
R Réglages ................. Altimètre QFE - QNH
Compensateur............................... Décollage
Réchauffage carburateur ..................... Froid
A Approche........................................... Libre
Atterrisseur ......................... Freins desserrés

MONTEE Régime .................................Plein
Gaz Vitesse............................................ 145 km/h
Mélange................................................ Riche

CROISIERE
Régime .......................................... 2400 t/mn
Compensateur......................................Réglé
Réchauffage carburateur .....................Réglé
Pas de réglage richesse en dessous de 5000 ft

APPROCHE
Mélange................................................ Riche
Réchauffage carburateur .......................Tiré
Volets................................................ 1er cran
Vitesse............................................ 145 km/h

FINALE
Mélange................................................ Riche
Réchauffage carburateur .......................Tiré
Volets............................................ 2éme cran
Vitesse.................120 km/h+Vent effectif (kt)

APRES ATTERRISSAGE
Volets................................................ Relevés
Phares ................................................ Eteints
Réchauffage carburateur .................... Froid

ARRET MOTEUR
Frein de parc .........................................Serré
Radio ......................................................Arrêt
Régime ............................................ 800 t/mn
Contacts magnétos .............Coupure vérifiée
Régime .......................................... 1200 t/mn
Mélange............................................Etouffoir
Volets............................................ 2ème cran
Clés ............... Accrochées sur mallette avion
Anticollision............................................. OFF
Contact batterie ...................................... OFF
Heure d'arrivée................................. Relevée
Horamètre .......................................... Relevé

Le roulage

Si les abords sont dégagés, le pilote lâche les freins et roule. Il se déplace à la vitesse du "pas", regarde devant lui et sur les côtés. Pendant le roulage, il essaie les freins. Il reste bien au milieu du taxi-way, à cheval sur la ligne.

Vérifications des instruments

Au cours du roulage le pilote doit effectuer des vérifications, il doit surtout vérifier le bon fonctionnement des instruments gyroscopiques et de navigation. Effectuer cette procédure dans un endroit bien dégagé :

Lors d'un virage à gauche :

  • l'aiguille vire à gauche
  • la bille tourne à droite
  • les caps diminuent
  • les gisements augmentent
  • l'horizon artificiel reste stable

Lors d'un virage à droite :

  • l'aiguille vire à droite
  • la bille tourne à gauche
  • les caps augmentent
  • les gisements diminuent
  • l'horizon artificiel reste stable

Utilisation des gouvernes

 
Vent nul ou de face
Vent de travers
Vent arrière
Dans les virage
Action sur les gouvernes

Les gouvernes restent au neutre.

Pour virer, agir sur le palonnier du côté ou l'on veut virer avec du manche/volant dans le sens opposé pour s'aider de la traînée des ailerons

Manche/volant dans le sens du vent pour éviter le soulèvement de l'aile et palonnier contraire pour contrer l'effet de girouette et conserver l'axe de roulement
Manche/volant secteur avant pour éviter un soulèvement par le plan fixe

Manche/volant dans le vent chaque fois que celui-ci est plein traverse ou à 14° de face.

Secteur vent de face les commandes sont croisées, secteur vent arrière manche/volant et palonnier sont conjugués.

 

Point fixe, alignement sur la piste

Le pilote se place ensuite sur l'aire de manoeuvres. Il met son frein de parking et marque le point fixe. Puis il effectue la check-list avant décollage, tout en surveillant que l'avion reste immobile. Dès que le pilote a fini, il demande l'autorisation à la tour de contrôle de s'aligner et de décoller. Il vérifie que la piste est libre et qu'il n'y a pas d'appareil en finale.

Le pilote s'aligne parfaitement sur la piste, le fuselage de l'avion bien dans l'axe. Une fois l'avion immobilisé, il :

  • vérifie que le cap du compas magnétique indique l'orientation de la piste exemple : le compas doit indiquer 300° si la piste en service est la "30" (QFU)
  • cale le gyrocompas sur le QFU exact, exemple : 304
  • règle la maquette de l'horizon artificiel sur la barre d'horizon
  • place les pieds en bas du palonnier (freins libérés)
  • vérifie la manche à air (donne la force et la direction du vent)
  • vérifie qu'aucune lampe rouge n'est allumée dans la cabine
  • déclenche le chronomètre
  • met "plein gaz"

Le décollage

Distance de roulement au décollage : distance séparant le lâcher des freins de l'endroit où les roues quittent le sol

Distance de décollage : distance séparant le lâcher des freins de l'endroit où la hauteur de l'avion est de 15 mètres (ou 50 ft). Cette distance est parfois appelée D15 : distance de franchissement des 15 mètres. La DF15 est calculée en fonction de :

  • la masse au décollage
  • du vent
  • l'altitude
  • la température
  • l'état et la pente de la piste

Si la DF15 est supérieureà la piste : le décollage est impossible

Si la DF15 est inférieure ou égaleà la piste : le décollage est possible

Les phases du décollage

L'alignement sur la piste

Il a lieu après les essais moteur et la check-list avant décollage. Il s'effectue à vitesse réduite en utilisant le minimum de piste.

La mise en puissance

Tout en restant parfaitement aligné sur la ligne centrale, le pilote met les gaz à fond et sans brutalité. Il surveille les instruments moteur et vérifie qu'il a bien toute la puissance de décollage. Pendant la mise en puissance, l'avion n'a pas tendance à garder l'axe de piste. Il faut braquer la gouverne de direction par une action sur le palonnier. Dans le cas d'un biplace, le pilote étant assis à gauche, il faut faire attention à l'erreur de parallaxe (du du grec "para" qui signifie « à coté » et du grec "allaxai" qui signifie « changement » : une erreur de parallaxe, est une erreur commise par quelqu'un qui ne se place pas en face de la graduation d’un appareil de mesure. )
.

La rotation

Une fois la vitesse de décollage atteinte, le pilote cabre en sollicitant la commande de profondeur vers l'arrière afin de prendre l'assiette intermédiaire. Il continue d'accélérer jusqu'à la vitesse de montée recommandée.

La montée

Une fois la vitesse de montée atteinte, le pilote affiche l'assiette de montée. Il maintien bien son axe, tout en effectuant la check-list après décollage. Il ajuste correctement les gaz en montée.

Comment réagir en cas de panne moteur après le décollage ?

Atterrir droit devant, manche vers l’avant pour retrouver la trajectoire de descente planée.

Eviter au mieux les obstacles, ne pas virer pour rejoindre la piste car l’altitude est trop faible. Sortir tous les volets à la demande, couper tout, cabine déverrouillée.

Contrôle de la symétrie du vol

Lorsque l'écoulement de l'air autour de l'avion est parallèle au plan de de symétrie de l'avion, le vol est symétrique. Dans le cas contraire, on dit que l'avion est en dérapage. Il faut alors agir sur la gouverne de direction à l'aide du palonnier dans le sens indiqué par la bille.

Le décollage par vent de travers

Limitation vent de travers : force du vent traversier (en noeud), au-delà de laquelle le pilote n'est pas assuré de pouvoir maintenir l'avion sur sa trajectoire pendant la phase de roulage au décollage ou à l'atterrissage. Elle est est précisée dans le manuel de vol.

Pendant le roulage, il faut combattre l'effet de girouette (l'avion a tendance à pivoter face au vent) en maintenant le manche dans le coté du vent et en le ramenant dès que les ailerons gagnent en efficacité pour éviter de toucher l’aile avec le sol. L’axe est conservé à l’aide du palonnier en contrant l’effet de girouette.

L’avion est décollé à une vitesse légèrement plus forte que la vitesse de décrochage normale. Quand l'avion quitte le sol, corriger la dérive pour maintenir l'avion sur l'axe de décollage en utilisant la piste comme repère visuel.

Les performances et limitations au décollage

Densité de l’air

Température

Altitude-pression

 

La densité de l’air donc la puissance diminuent avec l’augmentation de la température

La densité de l’air donc la puissance diminuent avec l’augmentation de l’altitude-pression, consulter le manuel de l’avion (en moyenne : augmentation de la distance de décollage de 15 %/ 1 000 ft)

 

Avion

Masse

Volet

 

La vitesse de décollage, le temps, la longueur de la piste, donc la distance de décollage augmentent avec la masse de l’avion

Le braquage des volets diminue la distance de décollage mais pénalise au niveau du franchissement des obstacles (pente de montée plus faible), consulter le manuel de vol

 

Piste

Pente

Etat de surface

 

La pente de la piste a une influence sur l’accélération au décollage, donc sur la distance de décollage

L’état de la piste influe sur l’accélération, donc sur la distance de décollage, consulter le manuel de vol

 

Vent

composante de face

Composante arrière

Composante de travers

Le vent de face diminue la distance de décollage, de l’ordre de 20 % pour 5 kt de vent effectif (consulter le manuel de vol)

Le vent arrière augmente la distance de décollage

La limitation vent de travers est fixée pour chaque avion, consulter le manuel de vol

Les paramètres qui influent sur les performances au décollage

Les montées particulières associées au décollage

Pendant le décollage, la vitesse de montée (indiquée par l'anémomètre) doit être maintenue constante par un contrôle rigoureux de l'assiette. La vitesse verticale de montée (indiquée par le variomètre), dépend de plusieurs facteurs (température, humidité, altitude pression et masse de l'avion).

Montée normale

Elle correspond au meilleur compromis entre vitesse propre et vitesse verticale.

Montée à Vz max

Elle correspond à la vitesse qui permet d'obtenir une altitude donnée en un temps minimal :

  • vitesse de montée légèrement plus faible que la vitesse de montée normale

  • adoption de la puissance maximum autorisée

  • adoption de la configuration lisse, sauf cas particulier (manuel de vol)

Montée à pente max

Elle permet de prendre le plus d'altitude possible sur une distance donnée. Elle permet le franchissement d'obstacle lors du décollage :

  • vitesse indiquée beaucoup plus faible que la vitesse de montée normale

  • adoption de la puissance maximale autorisée

  • adoption de la configuration lisse, sauf cas particulier (manuel de vol)

Une fois l'obstacle passé, il est conseillé de reprendre la montée normale car ce type de montée diminue la visibilité vers l'avant et rend la refroidissement moteur moins efficace.

La comparaison des performances de l'avion et des limitations au décollage

Pour déterminer si la distance de la piste (l'information se trouve sur les cartes d'aérodrome, éventuellement corrigée par des NOTAM) est supérieure à la distance de décollage de l'avion indiqué dans le manuel de vol :

  • Se placer sur la colonne "passage des 15 mètres" en fonction de la température

  • Déterminer l'altitude du terrain sur la carte (convertir les ft en altitude-pression, c'est à dire l'altitude lue sur un altimètre calé à 1013,25 hPa)

  • Déterminer la distance de franchissement des 15 mètres à l'altitude-pression par interpolation

  • Prendre en compte l'état de la piste et le vent (selon les indications du manuel de vol)

  • Arrondir par sécurité la valeur finale au multiple de 10 supérieur

Le décollage court

On l’utilise pour décoller sur une piste à faible longueur et bordée d’obstacles. Pour décider du décollage possible, le pilote :

  • Vérifie la longueur de la piste, son état, son revêtement, sa déclivité,
    puis la direction et la force du vent
  • Effectue le devis du poids et le centrage (au besoin retirer de l’essence)
  • Compare les distances au décollage avec passage des 15 mètres (manuel de l’avion) en fonction de la température et de l’altitude du terrain

Mettre plein gaz sur freins avec un cran de volet (10°). Libérer les freins, l’avion roule à la vitesse de décollage requise. Aider l’avion à décoller sans trop cabrer.

Dès que possible, prendre la vitesse du meilleur angle de montée (VX) jusqu’au passage des obstacles. A 300 pieds rentrer les volets. On peut ensuite adopter la vitesse du meilleur taux de montée (VY), vitesse un peu plus forte que celle du meilleur angle.

Le décollage sur terrain mou

A partir d’un terrain détrempé, boueux ou enneigé, l’avion doit décoller dès que possible en s’arrachant de la traînée supplémentaire qui le retard au sol.

  • Aligné avec un cran de volet, mettre tous les gaz en souplesse mais rapidement, manche complètement en butée arrière, de façon à lever la roulette avant le plus tôt possible.
  • L’avion accélérant, la portance se développe, libérant les roues de la friction au sol (favorisé par l’effet de sol)
  • L’avion décolle aux grands angles, fortement cabré. Relâcher progressivement la pression, manche arrière, en évitant l’enfoncement mais en profitant encore de l’effet de sol pour accélérer vers la vitesse de montée requise

Décollage derrière un avion de transport qui décolle

L’avion qui décolle produit des tourbillons à son point de rotation, il faut donc décoller avant ce point.

Décollage derrière un avion de transport qui se pose

L’avion qui se pose cesse de produire des tourbillons marginaux dès son atterrissage. Il faut donc après son point d’impact.. Dans tous les cas, prendre un espacement de 3 minutes.

Le vol en ligne droite

Relation Puissance-Vitesse

  Régime moteur Vitesse Altitude
Manette des gaz poussée Augmente Augmente Augmente
Manette des gaz tirée Diminue Diminue Diminue

Pour conserver l'altitude, il faut modifier l'incidence de vol par une variation d'assiette de l'avion.

Relation Pente de trajectoire - Vitesse

A puissance constante en vol horizontal, un changement de trajectoire dans le plan horizontal entraîne un changement de vitesse :

  • En trajectoire ascendante, la vitesse diminue
  • En trajectoire descendante, la vitesse augmente

Comment modifier la vitesse en conservant le vol horizontal ?

La portance étant liée à la vitesse et à l’incidence, il faut modifier l’assiette ou l’incidence de l’avion et agir sur le palonnier pour conserver la bille au milieu (une modification de puissance et de vitesse influence la symétrie du vol).

Comment maintenir l’altitude constante lors d’une variation de vitesse ?

  • En cas de diminution de vitesse : l’assiette de l’avion est plus cabrée
  • En cas de d'augmentation de vitesse : l’assiette de l’avion est plus piquée

Le vol lent

Il se distingue par des commandes qui deviennent molles, la position du manche à cabrer, la vitesse faible, un signal sonore ou visuel, des vibrations dans la cellule (buffeting).

La tenue de cap

Elle est essentielle dans le circuit, en navigation estimée et dans les prises de cap corrigée de la dérive.

Le pilote corrige constamment son cap en limitant l’angle d’inclinaison au nombre de degrés à virer. Par exemple : 10° d’écart = 10° d’inclinaison.

La tenue d’altitude

Le pilote positionne la maquette/avion sur la barre d’horizon. Il contrôle constamment son assiette, l’altitude et la variomètre à 0.

La tenue de la vitesse

Le pilote corrige d’abord l’altitude puis réajuste la puissance pour retrouver et stabiliser sa vitesse.

Les turbulences de sillage

La traînée induite provient du fait qu'une aile ne possède pas un allongement infini. L'extrados est soumis à des forces de dépression et l'intrados à des forces de pression. Les différentes forces positives et négatives tendent à se compenser ce qui donne naissance à un courant tourbillonnaire qui affecte les bords marginaux de l'aile.

Sur l'extrados, les filets d'air convergent vers le plan de symétrie alors que sur l'intrados ils divergent vers les bords marginaux.
Leur rencontre donne naissance, tout le long du bord de fuite, à une nappe de tourbillons appelés tourbillons libres.

L'ensemble de ces tourbillons libres s'enroulent sur eux même dans un sens bien déterminé et donnent alors naissance aux tourbillons marginaux.

Ces tourbillons marginaux sont extrêmement dangereux pour les avions qui suivent, pouvant aller jusqu'à retourner un avion léger.
Ils sont d'autant plus fort que la portance est importante (gros porteur à faible vitesse ).

Il faut voler au même niveau ou plus haut que l’avion de transport.

Le vol en montée - palier - descente

Il se distingue par :

  1. Une assiette de montée
  2. Une puissance
  3. Une vitesse
  4. Une vitesse verticale (Vz) positive

Remarques

Il faut maintenir la puissance et la vitesse.
La vitesse de montée à afficher est assurée par une modification de la trajectoire, donc de l’assiette. La puissance est maintenue constante.

Passage du palier à la montée

Le pilote adopte l’assiette de montée et affiche la puissance de montée dès le début de la rotation. Il régle ensuite les compensateurs (un compensateur est un volet mobile situé sur le gouvernail de profondeur. Il permet de diminuer l’effort longitudinal sur le manche). ATTENTION : Il faut régler les compensateurs une fois le vol stabilisé.

- Afficher la puissance requise
- Aligner la maquette/avion au-dessus de la barre de l’horizon artificiel
- Contrôler la vitesse et l’assiette constantes
- Régler le compensateur

Le vol en croisière

Le pilote adopte progressivement l’assiette en fonction de l’augmentation de la vitesse. Dès que la vitesse de croisière est atteinte, il affiche la puissance requise et règle les compensateurs.

Le maintien de l’altitude est assuré par des variations de l’assiette qui entraîne momentanément des modifications de vitesse.

Le vol en descente

Le pilote adopte l’assiette de descente selon la vitesse verticale (Vz) recherchée. Il affiche la puissance en fonction de la vitesse indiquée requise, puis règle les compensateurs.

- Réduire et afficher la puissance requise
- Modifier l’assiette à la vitesse souhaitée, positionner la maquette/avion au-dessous de la barre d’horizon
- Contrôler l’assiette et la vitesse constantes
- Régler le compensateur

La descente planée

Réchauffage carburateur tiré, le pilote réduit à fond les gaz en adaptant l’assiette palier jusqu’à la meilleure vitesse de planée. Puis, il prend l’assiette de descente pour conserver la vitesse et règle les compensateurs.

Le passage de la descente au palier

Le pilote adopte l’assiette de palier pour la stabiliser sur l’altitude désirée, tout en affichant la puissance en fonction de la vitesse recherchée (carburateur poussé). Il règle enfin les compensateurs.

- Positionner la maquette/avion sur la barre d’horizon (une vingtaine de pieds avant d’atteindre l’altitude requise), inclinaison nulle
- Afficher simultanément la puissance de croisière
- Contrôler l’assiette, la vitesse, l’altitude
- Puis régler le compensateur

Le passage de la descente à la montée

Le pilote adopte l’assiette de montée en affichant la puissance de montée dès le début de la rotation. Le pilote doit conserver la bille centrée et régler les compensateurs.

L’approche du décrochage

Pour s ‘approcher du décrochage, le pilote augmente doucement l’incidence avec le manche progressivement à cabrer à partir du vol en palier. Il maintient l’inclinaison et la symétrie nulle.

Pour sortir du décrochage, le pilote retourne aux faibles incidences manche vers l’avant à l’apparition des vibrations ou du signal sonore. Il maintient l’inclinaison nulle et la bille centrée, retourne à l'assiette palier et réajuste la puissance.

Le passage de la croisière à l’approche

Le pilote :

  • Réduit la puissance
  • Conserve l’altitude
  • Sort le train d’atterrissage aux vitesses requises et un cran de volets (ou 20°)
  • Affiche la puissance requise

Approche finale

A la vitesse normale d’approche, le pilote sort tous les volets et affiche la puissance correspondante pour conserver la vitesse prescrite.

De l’approche vers la montée

Comme pour une approche interrompue, le pilote :

  • Retrouve l’assiette de montée à pleine puissance
  • Rentre le train, les volets au premier cran

De l’approche vers la croisière

Le pilote met toute la puissance et maintient l’altitude en rentrant les volets.

La montée de meilleur angle (VX)

Elle permet de franchir des obstacles en bout de piste au décollage. Elle consiste donc à atteindre une hauteur en parcourant une distance sol minimale

La montée de meilleur taux (VY)

Elle permet d’atteindre le plus rapidement possible en un temps donné un niveau de vol ou de dégager rapidement un relief. Elle consiste donc à afficher la meilleure vitesse ascensionnelle.

Les virages

La mise en virage

Le pilote incline la portance avec les ailerons, et simultanément maintient la symétrie du vol à l’aide du palonnier dans le sens du virage. Il modifie l’assiette (la portance) et conserve l’altitude.

Dans le cas d’un virage standard (taux 1), le taux de virage utilisé est de trois degrés par seconde, soit 360° en deux minutes ou 30° en 10 secondes.

Le pilote affiche l’inclinaison de 15° sur l’échelle de roulis de l’horizon artificiel et vérifie le taux standard sur l’indicateur de virage.

En virage

L’assiette varie avec l’inclinaison choisie pour équilibrer le nouveau poids (facteur de charge). La vitesse diminue, le pilote doit augmenter la puissance pour maintenir une vitesse constante en virage.

- Conserver le taux standard constant
- Contrôler la maquette/avion ajustée au-dessus de la barre d’horizon pour compenser la perte de portance
- Vérifier la vitesse, l’altitude, le variomètre, la puissance
- Régler le compensateur

La sortie du virage

Le pilote annule l’inclinaison en coordonnant le manche et le palonnier pour conserver la symétrie du vol. Il met l’assiette à piquer pour conserver l’altitude, prévoit le secteur de sortie de virage pour se retrouver aligné sur un repère choisi ou sur un cap requis.

Utiliser la moitié de l’angle d’inclinaison comme écart prévisionnel dans la sortie de virage afin d’être précis.

- Annuler l’inclinaison et confondre la maquette/avion sur l’horizon artificiel de façon à retrouver la portance normale
- Contrôler le cap, l’altitude, la vitesse, la puissance
- Régler le compensateur

La symétrie du virage

Un mauvais dosage sur le palonnier entraîne :

  • Un vol dérapé si la bille se situe à l’extérieur
  • Un vol glissé si la bille se situe à l’intérieur

Lors d’un visage correct, la bille est centré.

Le virage en montée

Il s’effectue à vitesse constante et à puissance maximale. Le pilote contrôle la vitesse et modifiant l’assiette. Il vire à faible inclinaison (environ 20°) pour conserver une meilleur vitesse ascensionnelle sans introduire trop de facteur de charge.

Des virages en montée ou en descente peuvent être effectués au taux de 500 pieds par minute.

Le virage en descente

A la puissance requise, le pilote contrôle la vitesse verticale à l’aide du variomètre. Le facteur de charge introduit dans le virage une augmentation du taux de descente. Le pilote adapte l’assiette selon l’inclinaison choisie.

Le virage serré

Il consiste à faire un demi-tour urgent pour éviter un obstacle. Il faut savoir en déceler l’inclinaison limite.

La mise en virage (45° ou 60°)

Augmenter progressivement la puissance et le taux de virage jusqu’à ressentir les vibrations de décrochage. Noter la vitesse et l’inclinaison limite. Lorsque cette dernière est dépassée, la bille est en glissade. Elle est ramenée au centre par une diminution d’inclinaison.

En virage

Contrôler l’assiette de l’avion, la vitesse, l’altimètre, éviter le virage engagé.

La sortie de virage

Diminuer progressivement la puissance et l’inclinaison en sortant face au repère. Prévoir un secteur de sortie de virage au tiers de l’inclinaison. Modifier l’assiette à piquer pour conserver l’altitude.

Le virage engagé

Il intervient à la suite d’une absence de contrôle du pilotage lors d’un virage serré ou au cours d’une forte turbulence. Il nécessite une action rapide.

Avion engagé vers le haut

  • Identifier l’altitude de l’avion pour éviter l’abattée, vérifier le repère capot et l’horizon artificiel
  • Maintenir une inclinaison moyenne et afficher la puissance de croisière
  • Puis revenir au vol horizontal, contrôler l’assiette pour stabiliser l’altitude et la retrouver avec le cap initial en adoptant la puissance requise

Avion engagé vers le bas

  • Identifier l’altitude et le mouvement de l’avion
  • Réduire vite la puissance et retourner à l’inclinaison nulle
  • Puis revenir au vol horizontal et prendre l’assiette et la puissance de montée pour retrouver l’altitude et le cap initial

L'atterrissage

L'approche finale

La pente d'approche

C'est la phase de vol précédent l'atterrissage. Elle se caractérise par une pente (angle par rapport au sol en degré ou pourcentage) et une trajectoire sol dans l'axe de la piste.

La valeur moyenne retenue pour les pentes d'approche est de , soit 5%. Cette valeur tient compte des performances moyennes des avions. Les aides à l'atterrissage, ILS et PAPI sont réglées pour cette moyenne.



Pente d'approche de 5 % la pente d'approche de 5%

Limite basse : bonne perception de la piste, franchissement des obstacles avec une bonne marge de sécurité, nuisances sonores réduites au minimum.

Limite haute : déterminée par la pente d'approche, moteur à la puissance minimale tout en respectant la vitesse d'approche recommandée.

Relation Angle (en degrés) - pente (en Pourcentage)

  Formule Exemple
Angle en ° Pente en % Angle * 10 / 6 = Pente 3° * 10 / 6 = 5%
Pente en % Angle en ° Pente * 6 / 10 = Angle 5% * 6 / 10 -> 3°

Relation Vitesse verticale - Vitesse sol

Formule Exemple
Vz ( ft/min) = Vitesse Sol (en kt) * Pente (en %)

Vz = 70 (Kt) * 5%

Vz = 350 ft/mn

Corrections sur la pente d'approche finale

a. Dans le plan b. Au dessus du plan c. Au dessous du plan
Conserver le plan à l'aide d'une vitesse correcte. En cas de vitesse faible ou forte, modifier la puissance et ajuster l'assiette pour éviter le passage dans un plan fort ou faible.
L’avion est trop haut. En cas de vitesse faible ou forte, modifier l’assiette à piquer pour revenir dans le plan et réajuster la puissance pour maintenir la vitesse constante.
L’avion est trop bas. Cette configuration est à éviter absolument à cause des obstacles. En cas de vitesse faible ou forte, réajuster l’assiette à cabrer pour conserver le vol horizontal et la puissance pour modifier la vitesse.

Dans les deux cas (b et c), il faut anticiper le retour sur la plan de descente, en reprenant une puissance et une assiette de descente adaptées.

L'atterrissage

L'atterrissage consisté à amener l'avion en contact avec le sol et à l'arrêter sur une distance compatible avec la longueur de la piste. La vitesse air d'approche doit être la plus faible possible tout en gardant une marge de sécurité par rapport à la vitesse de décrochage. On diminue la vitesse sol d'approche en atterrissant toujours face au vent.

La descente

L’avion se présente en configuration d’approche finale, tous volets braqués.

L'arrondi

C'est le moment où le pilote change la trajectoire d'approche, pour diminuer le taux de descente, par une variation d'assiette à cabrer, tout en réduisant progressivement la puissance. La vitesse pour l'approche finale est généralement égale à 1.3 fois la vitesse de décrochage (Vso). Le toucher des roues a lieu entre 1.1 et 1.2 fois la Vso.

Le train atterrissage principal doit toucher le sol en premier. En général, l'assiette se situe entre +4° et +5°. Sur un plan de 3° en respectant la vitesse d'atterrissage et la technique de l'arrondi, la limitation d'un taux de chute inférieure à 600 ft/min n'est pas atteinte. Par contre, en cas d'atterrissage dur, il faut faire examiner les structures de l'avion avant d'entreprendre un nouveau vol.

l'arrondi

L'arrondie est une variation de l'assiette à cabrer, accompagnée d'une diminution progressive et complète de la puissance

Le dosage de l'arrondi

Problèmes

Conséquences et actions à entreprendre

Variation de l’assiette trop lente

l’avion risque de toucher sur le train d’atterrissage et la roulette de nez

Variation de l’assiette trop rapide

l’avion risque de remonter bloquer la variation d’assiette, ne surtout pas repousser le manche : risque de rupture de la roulette de nez suite à un atterrissage sur celle-ci

Vitesse d’approche trop élevée

la phase de décélération est plus longue ce qui allonge la distance d’atterrissage la variation d’assiette doit être plus lente

Vitesse d’approche trop faible

la phase de décélération est plus rapide ce qui diminue la distance d’atterrissage la variation d’assiette doit être plus rapide (risque d’atterrissage dur)

Gradient de vent (variation de la vitesse du vent sur une distance donnée)

Vi diminue, Vz augmente variation d’assiette à cabrer pour diminuer le taux de chute et augmentation de la puissance pour maintenir la vitesse, majorer la vitesse d’approche de : Kve (quantité de vitesse) : Kve = (vitesse du vent en kt – 10) / 2


La remise des gaz

Le pilote doit être prêt à interrompre l’approche à tout moment (mauvaise présentation ou mauvais espacement).
Il se trouve alors à vitesse faible, traînée maximale et près du sol. Il doit afficher toute la puissance moteur pour retrouver la montée initiale, puis normale.

  • Le pilote rentre les volets doucement à la position décollage
  • Puis ils rentre le train après vérification du variomètre (il doit être positif)
  • Il libère l’axe de la piste et se place parallèlement à celle-ci, visualise un trafic éventuel au-dessous et rentre le reste des volets à 300 pieds

Le système lumineux d'indicateur de pente PAPI

PAPI signifie Precision Approach Path Indicator : indicateur de plan d'approche de précision . C'est un système lumineux situé aux abords de l'entrée de piste, basé sur des projecteurs rouges et blancs, utilisable de jour comme de nuit. Il indique au pilote la position de l'avion par rapport au plan d'approche idéal.

Code lumineux

Signification

Approche

Feux blancs

Vous être trop hauts (plan fort)

Trop longue, éventuellement approche interrompue

Feux blancs et feux rouges

Le plan est bon

Correcte

Feux rouges

Vous êtes trop bas (plan faible)

Trop courte. Danger !


Le PAPI indique au pilote la position de l’avion par rapport au plan d’approche idéal

La comparaison des performances de l'avion et des limitations à l'atterrissage

Pour déterminer si la distance de la piste (l'information se trouve sur les cartes d'aérodrome, éventuellement corrigée par des NOTAM) est supérieure à la distance d'atterrissage de l'avion indiqué dans le manuel de vol :

  • se placer sur la colonne "passage des 15 mètres" en fonction de la température

  • déterminer l'altitude du terrain sur la carte (convertir les ft en altitude-pression, c'est à dire l'altitude lue sur un altimètre calé à 1013,25 hPa)

  • déterminer la distance de franchissement des 15 mètres à l'altitude-pression par interpolation

L'atterrissage par vent de travers

Corrections pendant le dernier virage

  • Le vent vient de l'intérieur du virage : débuter le dernier virage plus tôt afin de ne pas dépasser l'axe et le poursuivre jusqu'à l'obtention de la correction de la dérive

  • Le vent vient de l'extérieur du virage : débuter le virage plus tard et anticiper l'arrêt du virage pour appliquer la correction de la dérive

Correction pendant l'approche finale

Le pilote va corriger le vent traversier (le vent traversier limite est indiqué dans le manuel de l’avion) en appliquant une correction de la dérive afin de maintenir une trajectoire rectiligne, matérialisé par l'axe de piste (il faut diminuer son amplitude à l'approche du sol car la force du vent diminue). Pour cela, il va :

  • Corriger le vent traversier en appliquant une correction de la dérive afin de maintenir une trajectoire rectiligne, matérialisé par l'axe de piste (diminuer son amplitude à l'approche du sol car la force du vent diminue)
  • Aligner le nez de l'avion avec l'axe de la piste au moment du toucher des roues
  • Laisser l'avion avec la dérive au moment du toucher des roues
  • Incliner légèrement l'avion durant l'arrondi

Par vent fort, une correction de dérive et une inclinaison plus faibles limitent le taux de chute de l’avion.

L’atterrissage court

Le pilote choisit un terrain et effectue un premier passage pour repérer le vent (force, direction), l’orientation de l’axe avec les obstacles d’entrée et la sortie de piste.

  • Après un passage par la verticale, enchaînée par un circuit rectangulaire, dans la branche vent arrière et par le travers du point d’atterrissage choisi, s’éloigner et placer le point clé du virage selon le plafond à 45° de l’axe.
  • Réduire les gaz au régime requis pour intercepter le plan d’approche, sortir tous les volets.
  • Maintenir le plan en ajustant l’assiette, la puissance et la vitesse, sinon le rattraper :

Trop haut : Mettre l’assiette à piquer, réajuster la puissance

Trop bas : Mettre l’assiette à cabrer pour conserver le vol horizontal, modifier la puissance et régler la vitesse (1.2 * Vo). De retour dans le plan, positionner l’assiette et la puissance. Au point d’impact choisi, anticiper la réduction du moteur selon les obstacles, atterrir en position cabrée sur les deux roues principales, puis sur les trois freins modérément.

L’atterrissage sur terrain mou

Effectuer un arrondi d’atterrissage court, tous les volets sortis, à une vitesse aussi basse que possible (1.1 * VSO), mais contrôlable. Conserver la roulette de nez déjaugée en s’aidant au besoin de la puissance dans la décélération du roulage avec l’arrêt complet.

L’atterrissage forcé

Il peut être dû à une erreur de navigation, à un manque de carburant, à la tombée de la nuit. Il faut tout d’abord trouver d’abord un terrain de fortune.

1. Localiser la panne et choisir un terrain valable

Le terrain choisie doit être :

- Assez long
- Dans le lit du vent
- Dégagé aux extrémités
- Accessible aux secours
- Avec une déclivité et un état du sol favorable : pré sans fossé, sans talus, avec herbe rasé (avion à train fixe) ou champ labouré (avion à train rentrant)

2. Choisir l’évolution pour raccorder la branche finale

Après le choix du terrain, effectuer un premier passage vertical pour repérer l’orientation de l’axe, sa longueur, sa déclivité, l’état du sol, les obstacles d’entrée et de sortie de piste.

Au deuxième passage, amorcer un circuit rectangulaire, dans la branche vent arrière, et poursuivre le circuit normal par le travers du point d’atterrissage.
Au point de virage, effectuer une nouvelle visée par l’avant et une extension de vent arrière, virer sur le nouveau repère au sol, en base éloignée sortir tous les volets.

S’aligner sur la branche dite longue finale, rester sur le bon plan en réglant la puissance nécessaire pour afficher avec précision la vitesse requise.

La vitesse d’approche est basse (1.2 * VSO), l’avion vole aux grands angles d’incidence en second régime. Pour conserver l’approche dans le plan, le pilote modifie son assiette et règle sa puissance pour conserver la vitesse correcte.

3. Envoyer un message de détresse (3 fois mayday), transpondeur sur 7700

4. Conduite à tenir lors de la finale

Lors de la branche finale :

- Equipage et passagers sanglés
- Cabine, porte ou verrière ouverte
- Essence fermée
- Mélange sur étouffoir
- Magnétos coupées
- Contact ALT-BAT coupé

Effectuer l’arrondi assiette cabrée et réduire simultanément le moteur pour atterrir au point d’impact choisi et adapter le freinage.

L'atterrissage volets rentrés

Utiliser une vitesse un peu plus forte (1.3 VS1) et majorer la distance de roulage.

L'atterrissage sans anémomètre

S’accrocher sur le plan de 5%, pré-afficher la puissance requise et adapter le taux de descente (VZ). Au besoin, mettre un peu plus de puissance par sécurité.

L’amerrissage

Amerrir parallèlement à la houle et maintenir un taux de descente de 300 ft/min, gilets de sauvetage gonflés après avoir évacué la cabine.

Atterrissage derrière un avion de transport qui décolle

L’avion qui décolle produit des tourbillons à son point de rotation, il faut donc atterrir avant ce point.

Atterrissage derrière un avion de transport qui se pose

L’avion qui se pose cesse de produire des tourbillons marginaux dès son atterrissage. Il faut donc se présenter plus haut et atterrir après son point d’impact.Dans tous les cas, prendre un espacement de 3 minutes.

Les règles de l'air

Elles sont applicables aux aéronefs évoluant en conditions VMC.

Prévention des abord