Aéronautique
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Radiocommunication - Généralités sur les messages radio
1. Généralités
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| Forme complète | Forme abrégée | |
| Contenu du message |
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| Utilisation | Utilisée lors du premier contact. | Utilisée après la forme complète, - lorsque le nouveau message est à l'évidence adressé au même destinataire, - en réponse à une question du destinataire, - pour collationner (répéter tout ou partie des informations reçues à des fins de contrôle). |
| Exemple |
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Si plusieurs aérodromes de la région utilisent la même fréquence, - cas de la "fréquence club" en France (en général 123.5 MHz) - il est préférable de préciser de quel aérodrome on parle en disant par exemple :J'entre en vent-arrière TROIS-SIX Blécherette, HOTEL-ALPHA-BRAVO
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3. Le destinataire et l'expéditeur
3. 1 Les contrôleurs
Exemples :
- Genève tour
- Orly approche
- Rennes sol
- Sion transit
- Roissy clairance
- Reims info
Les aérodromes non contrôlés auxquels on s'annonce pour faire de l'auto-information sont simplement identifiés par leur nom.
3.2 Identification des avions
Lors des communications radio, cette immatriculation est toujours épelée.
Exemple : HB-SCW = HOTEL-BRAVO-SIERRA-CHARLIE-WHISKY.
Dès le second message, cette identification peut être abrégée soit :
- Par la première lettre et les deux dernières (HOTEL-CHARLIE-WHISKY)
- Par les seules deux dernières lettres (CHARLIE-WHISKY)s'il y a peu de trafic et qu'il n'y a pas de confusion possible.
- ... d'autres combinaisons sont possibles, mais les deux ci-dessus sont largement les plus répandues.
NB2 : plusieurs identifications peuvent leur être attribuées aux appareils de ligne sous contrôle IFR, comme par exemple la compagnie et le n° de vol ou le fabricant de l'appareil suivi d'une partie du n° de queue, etc.
4. Le contenu du message
On y dit :
- Le type d'appareil Robin DR-400
- Le nombre d'occupants 2 personnes à bord
- La provenance en provenance de Genève
- La position en entrée de zone ou à cinq minutes ou à dix nautiques ou au travers de Moudon
- L'altitude à 3000 pieds
- L'intention pour un complet (atterrissage)
En auto-information (voir plus bas), on continue :
- La manœuvre : je procède par une verticale terrain ou je m'intègre vent-arrière DEUX-HUIT
5. Auto-information
Il s'agit d'une composante importante (bien que non obligatoire) du vol à vue. Sa pratique se résume à informer de tes actes les autres pilotes se trouvant potentiellement dans la zone où tu évolues (qu'il y en ait ou pas, tu ne le sais pas forcément). En général elle se limite aux alentours des aérodromes car premièrement la fréquence radio à utiliser figure dans la documentation de l'aérodrome et deuxièmement c'est là qu'il y a plus de "risques" de rencontrer d'autres avions.
Que l'on parle à un service de contrôle aérien ou que l'on fasse de l'auto-information, les règles de construction des messages restent les mêmes. Simplement on s'adresse à l'aérodrome en général.
6. Aérodrome contrôlé
On n'agit pas avec un contrôleur comme on le fait dans une zone en auto information. Ainsi, contrairement aux terrains non contrôlés, on ne dit pas « Je fais ci » ou « Je fais ça », mais « Je voudrais faire ça » ou « Je souhaiterais aller là en passant par là ». A charge pour le contrôleur d'accepter ou de refuser en maintenant ses directives ou en vous
proposant une autre solution.
Exemple le plus courant, on ne dit pas « CLERMONT, F-EJ, en sortie je quitte la fréquence », mais « CLERMONT F-EJ, en sortie pour quitter ». On propose, le contrôleur dispose... Dans ce cas précis, il est arrivé à plusieurs reprises que le contrôleur refuse que l'avion quitte, soit parce que la sortie de zone n'était pas encore effective, soit pour continuer à assurer la sécurité un moment en raison de la présence d'un trafic proche.
Les conversations avec un contrôleur se font toujours de la même manière :
- L'avion demande.
- Le contrôleur répond par un ordre ou en donnant l'information réclamée.
- L'avion collationne ce qu'a dit le contrôleur.
(Collationner = répéter l'information pour être sûr de bien se comprendre)
Donc... On ne coupe pas la parole à la conversation en cours ! On écoute avant de placer son propre message !
Ainsi, sauf exception, on ne parlera jamais après que le contrôleur ait parlé à un autre avion... Ce dernier étant censé collationner avant. Il est aussi important d'écouter tous les échanges radios, même si vous n'avez pas appelé, car à tout moment le contrôleur peut vous contacter...
Autre point important qui est très souvent négligé. Avant que le contrôleur ne vous propose une solution qui ne
vous convienne pas, demandez lui ce que vous souhaiteriez :
- « CLERMONT, F-EJ, en provenance de ... , à destination de vos intallations, avec l'info X, altitude, etc... »
- Réponse du contrôleur « Rappelez point Sierra ».
Mince ! Ce n'est pas ce que je voulais... Comment je vais faire... Ma nav passe par le point SB (Sierra Bravo pour les intimes) et va ensuite direct sur le terrain... Pas de point Sierra dans tout cela...
- Réponse de l'avion « Heu... Est ce que je ne pourrais pas plutôt passer par le point SB ? »
- Le contrôleur « D'accord, rappelez SB, pour ensuite une verticale terrain à 2600 ft »
Encore perdu, je voulais faire une semi-directe main gauche 26 et voilà que l'insolent m'envoie à la verticale...
- L'avion « Heu... Après SB, est ce que je ne pourrais plutôt faire une intégration en base main gauche 26 ? »
- Le contrôleur « Rappelez SB, semi directe main gauche 26 approuvée à l'issue »
Au finale, une bien longue conversation qui encombre la fréquence pour pas grand chose, il aurait été si simple dès le premier message de dire :
- « CLERMONT, F-EJ, en provenance de ... , à destination de vos intallations via SB pour une semi-directe main gauche 26 »
Tout ce que vous souhaitez est alors présent dans le premier message. Cela ne veut pas dire que le contrôleur acceptera, mais il y a de grande chance qu'il ne refuse pas dès lors que la demande n'est pas incongrue. Cela évite qu'il ne vous propose quelque chose que vous ne souhaitez pas.
L'exemple ci-dessus a le mérite de vous démontrer un autre point important : si la proposition ou l'ordre du contrôleur ne vous convient pas, cela est parfaitement négociable. Mais si au final le contrôleur ne souhaite pas accèder à votre requête et maintient ses directives initiales, c'est qu'il a ses raisons et vous devez alors obtempérer.
Concernant le collationnement, n'hésitez pas à attraper un stylo avant d'appeler le contrôleur. Il va certainement vous donner des informations et des directives à collationner. Si vous êtes peu aguéri, vous ne mémoriserez pas tout. Si vous ne notez pas, vous obligerez le contrôleur à se répeter et cela encombrera la fréquence.
Toujours dans un souci d'efficacité et de ne pas monopoliser la fréquence, faites court si possible... Collationnez les ordres et les valeurs transmises (sauf le vent qui ne se collationne pas). Même si ce n'est pas réglementairement répréhensible, évitez de raconter votre vie.
Exemple :
- Le contrôleur « Rappelez Echo à 6000 ft au QNH de 1017. Affichez 43-02 »
Pour collationnement, préférez :
- « 43-02, je rappelle Echo à 6000 ft 1017 F-EJ »
plutôt que :
- « J'affiche 43-02 sur mon transpondeur et je rappelle au point Echo à 6000 ft au QNH de 1017 »
Il est évident que 4302 sera le transpondeur (si c'était la pression, on est mal !!! C'est qu'on est sous l'eau...) et que le QNH sera 1017, il n'est pas nécessaire de le rappeler dans le collationnement, les valeurs seules suffisent.
Gardez bien en tête que le contrôleur ne vous connait pas. Dans un avion d'aéroclub il peut aussi bien avoir à faire avec un élève en nav solo, comme à un pilote de ligne en goguette. Le professionnalisme de votre radio le renseignera sur votre maîtrise générale et il vous accordera bien plus de choses s'il sent que vous savez ce que vous faites.
Soyez convaincu que le contrôleur n'est pas votre ennemi, ni un gendarme qui vous surveille. Il s'agit d'un ami qui est là pour vous aider. Le contacter ne doit pas être une contrainte. A votre demande il peut vous renseigner sur la météo d'un autre terrain, sur l'heure du coucher du soleil, sur le vent au sol, etc... Se promener dans une zone contrôlée ne vous contraint pas à un cap et une altitude (sauf si cela a été convenu avec le contrôleur). Vous pouvez parfaitement demander à faire des évolutions à altitude variable dans une zone donnée :
- « Pour un vol touristique sur les monts d'Auvergne avec des changements de cap et d'altitude compris entre
500 ft sol et 7000 ft QNH »
- « Pour un vol école de maniabilité entre 5000 et 6000 ft aux alentours du VOR de Thiers »
Si vous n'avez pas compris une directive du contrôleur, on ne fait pas semblant d'avoir entendu par timidité en collationnant juste « Reçu F-EJ ». On fait répéter en disant que l'on n'a pas reçu, sinon cela pourrait avoir des conséquences graves. Le collationnement est primordial ! Ténérife en 1977, l'accident aérien le plus meurtrier à ce jour est consécutif à une absence de collationnement et à l'exécution d'un ordre qui n'avait pas été donné.
Autre erreur fréquente : Si après avoir passé un message au contrôleur, le pilote se rend compte qu'il a oublié de transmettre un élément (l'altitude par exemple), il ne faut pas qu'il ré-appuie sur l'alternat pour mentionner son oubli ! Il est trop tard... En effet, le contrôleur va lui répondre en même temps, estimant que le message du pilote était fini, et en parlant simultanément personne ne s'entendra. Si vous avez fait un oubli, tant pis... Ne vous inquiétez pas, si l'information lui manque, le contrôleur saura la réclamer dans sa réponse.
Attention l'agent AFIS, n'est pas un contrôleur. Avec lui vous faites ce que vous voulez (dans le respect des règles de la réglementation). Il ne donne pas d'ordre, mais il faut tout de même prendre ses informations en compte. Vous ne lui demandez pas « Est ce que je peux faire ? », mais vous l'informez « Je fais ça ».
AFIS
Aérodrome contrôlé
Cap
Clairance
Pied (ft)
ft (feet, pied)
Finale
Vol IFR
Niveau de vol (Flight Level, FL)
Phraséologie
QNH
Station
Transpondeur
VAC (carte d'approche à vue)
VFR
VOR (VHF Omnidirectional Range )
Service de contrôle du trafic aérien
Son rôle est d'assurer la sécurité de la circulation des aéronefs en vol et au sol et d'assurer l'écoulement rapide et régulier du trafic.
Balise
Ressource
Manœuvre brusque de redressement d'un avion après un piqué.
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