Aéronautique
Annonces
Vous voulez nous aider ?
Vous appréciez ce site, vous aimeriez nous aider mais vous ne savez pas comment faire ? De nombreuses possibilités existent. Vous pouvez par exemple participez à la vie du site, aider à son référencement ou encore nous aider financièrement. Plus d'informations dans cet article. Merci à tous pour votre soutien ! |
Météorologie - Les phénomènes dangereux pour l'aéronautique
1. Les phénomènes dangereux1.1 Le givrage
Le givrage est la formation plus ou moins rapide d'un dépôt de glace sur certaines parties de l'avion. Il constitue une menace importante pour le bon déroulement du vol d'un avion. Les effets du givre sont multiples, il :
- alourdit l'avion (parfois dans des proportions considérables), réduisant sa vitesse et sa portance - altère l'écoulement aérodynamique (en se déposant sur les ailes et sur les hélices, il modifie leur profil et leurs caractéristiques aérodynamiques), donc les performances - peut bloquer les gouvernes - peut étouffer le moteur par givrage du carburateur - peut fausser les mesures des instruments de bord en se fixant sur leurs capteurs ![]() Il y a un risque de rencontrer du givrage : - dans la plupart des nuages lorsque ceux-ci sont à une température négative et plus particulièrement dans les nuages instables. La présence de givre est fréquente dans les brouillards et dans les nuages de type cumulonimbus qu'un avion peut être amené à traverser. Ce risque ne concerne que les pilotes volant en IFR. - en VFR, comme en IFR, dans la pluie surfondue liée à un front
On appelle trace de givrage, les conditions atmosphériques dans lesquelles le givre devient perceptible, le taux d'accumulation étant légèrement supérieur au taux de sublimation. Ce type de givrage n'est pas dangereux, même si le dispositif de dégivrage ou d'antigivrage n'est pas utilisé, à moins que l'aéronef ne soit exposé à ce genre de conditions pendant plus d'une heure.
Les parties de l'avion qui givrent le plus sont celles qui sont directement exposées au vent relatif et le moteur. Le givrage le plus fréquent en VFR est le givrage du carburateur. Ce givrage peut survenir lors de températures atmosphériques largement positives. Certains avions sont équipés de systèmes antigivrants (systèmes préventifs conçus pou empêcher la formation du givre, ils permettent de chauffer les ailes et les capteurs pendant le vol) ou dégivrants (systèmes curatifs conçus pour éliminer du givrage déjà formé).
Selon sa rapidité de formation et son apparence, on distingue trois sortes de givre : le verglas, le givre mou et la gelée blanche.
Le verglasC'est le givrage le plus dangereux : il est très rapide et on ne s'y attend pas si on n'est pas informé du passage d'un front puisqu'on vole hors des nuage, dans une zone de pluie. Il est dû au phénomène de surfusion (les gouttes de pluie peuvent rester à l'état liquide tout en étant à une température négative). Le givre mou (ou givre opaque)Il est constitué par une couche de glace opaque et friable. Les précipitations étant plus faible que dans le cas du verglas, des bulles d'air sont emprisonnées au cours de la congélation. Ce givrage ne se produit qu'en conditions de vol aux instruments. La gelée blancheElle est due au phénomène de solidification : lorsque l'avion passe d'une masse d'air à 0° à une atmosphère chaude et humide, la vapeur d'eau peut congeler. Ce type de givrage peut se produire lorsque l'avion reste au sol en hiver : il faut retirer tout dépôt de glace, même léger, avant le départ. 1.2 La turbulenceEn météorologie, la turbulence est la composante verticale des mouvements désordonnés et difficilement prévisible de l'atmosphère. Un avion qui traverse une telle zone est donc soumis à une agitation parfois incontrôlable. Ce phénomène a principalement deux origines : la turbulence thermique et la turbulence dynamique. La turbulence thermiqueElle est due à l'échauffement des couches inférieures de l'atmosphère au contact du sol. Elle dépend de l'insolation, de la nature du sol et du degré d'instabilité de l'air. Elle est synonyme d'inconfort pour les passagers et le pilote. De plus, elle entraîne une diminution de la vitesse propre de l'avion et une imprécision d'indication fournie par les instruments de bord. Il faut donc voler au-dessus des cumulus et des thermiques purs. S'il n'est pas possible d'éviter la turbulence : réduire la vitesse à celle préconisée dans le manuel de vol (en deçà de la VNO) et ne pas agir abusivement sur les commandes de vol. La turbulence dynamique ou de reliefElle est due à l'effet du vent sur le relief, c'est la turbulence la plus dangereuse pour un avion léger. 1.3 Les orages![]() Les orages et la grêle sont associés au cumulonimbus (Cb) dont les manifestations sont : - vent irrégulier et en rafale : attendre que le Cb se soit éloigné de l'aérodrome pour atterrir ou rejoindre un aérodrome de dégagement - grain (vent violent) : 1ère manifestation de l'arrivée du Cb - turbulence : la contourner sans s'en approcher - pluie d'une extrême violence limitant la visibilité - grêle : phénomène peu fréquent mais très dangereux, contourner systématiquement les noyaux orageux les plus actifs
- foudre : il est recommandé de stopper les moyens radio à proximité des orages Il est impossible de passer au-dessus d'un cumulo-nimbus (ce nuage a souvent un sommet situé au-dessus de 25 000 pieds) et passer en-dessous est très dangereux (plafond bas, visibilité très faible, présence de rafales, risque d'être pris dans des mouvements ascendants jusqu'à des altitudes très élevées, etc.). Il faut donc le contourner à une distance raisonnable (10 NM) pour éviter de rencontrer de fortes turbulences. 2. Les phénomènes réduisant la visibilité
La visibilité est la distance maximale d'identification d'un objet à l'œil nu. Le pilote est intéressé par la visibilité en vol, c'est à dire la visibilité oblique du haut vers le bas. Elle est souvent moins bonne que la visibilité horizontale. Malheureusement, cette distance n'est pas mesurable par le météorologue et il faut donc se contenter de la visibilité horizontale et en déduire une estimation de la visibilité oblique, en diminuant à priori la valeur communiquée, notamment face au soleil. 2.1 Les précipitations
La pluie (RA) modérée ou forte (XXRA) peut réduire la visibilité jusqu'à 400 mètres. La bruine ne réduit pas la visibilité mais est souvent associée à de la brume ou du brouillard. 2.2 La brume (BR)Elle est constituée de poussières diffusantes et de gouttelettes d'eau en suspension dans l'air. La visibilité est comprise entre 1 km (inclus) et 5 km (exclus). Le VFR peut être interdit dans certains cas. Il est recommandé de voler au-dessus de la brume, en utilisant en priorité des moyens de radionavigation. 2.3 Le brouillard
Le brouillard est formé de gouttelettes d'eau en suspension réduisant la visibilité à moins d'un kilomètre (avec une visibilité de 1 à 5 km, on parle de "brume"). C'est un nuage dont la base touche le sol.
Il est dangereux pour la circulation au sol aussi bien que pour la circulation en vol. Il existe plusieurs types de brouillards : Le brouillard de rayonnement![]() C'est le brouillard le plus fréquent. Les conditions propices sont :
Il est conseillé d'attendre d'avoir une différence de 3° entre la température et le point de rosée. Attention, il peut concerner une zone très étendue. Le brouillard d'advectionConditions propices :
La nappe de brouillard peut occuper plusieurs centaines de km et ne se dissipera qu'au passage du front froid. Cette situation peut bloquer le VFR pour une journée ou plus. Le brouillard de penteIl se rencontre dans les régions montagneuses en toute saison. Il est due à une masse d'air humide se refroidissant en s'élevant le long d'une pente et pouvant atteindre la saturation. La brume sècheElle est due à un grand nombre de particules diffusante en suspension dans l'air. Elle se rencontre très peu en France. 2.4 Le stratus (St)![]()
C'est un nuage très dangereux pour l'aéronautique. On le rencontre dans la phase de dissipation de brouillard (généralement de rayonnement) par échauffement diurne. Les stratus liés à des perturbations empêchent totalement le VFR.
2.5 Le voile blanc ou « whiteout »Le voile blanc désigne un phénomène météorologique semblable à une illusion d'optique. Il apparait lorsqu'une couche de neige fraîchement tombée au sol se confond avec un ciel blanc et un horizon indistinct de sorte qu'on ne perçoit plus les ombres et les reliefs et qu'il est impossible de savoir à quelle distance l'avion se trouve du sol. Le pilote se trouve enveloppé dans un voile blanchâtre. A l’origine de plusieurs accidents, il peut être très dangereux en vol à vue car il peut entraver la visibilité au point de faire perdre au pilote la plupart ou toutes ses références visuelles.
Les conditions de voile blanc peuvent mener
à la perte de toute référence visuelle (source)
Commandes de volSur les avions de tourisme, les commandes de vol sont constituées par le manche (parfois remplacé par un volant) et les palonniers. Le givrageIl représente un danger important pour le bon déroulement du vol d'un avion. On peut le rencontrer dans les brouillards et dans les nuages de type cumulonimbus. Vol IFRLe vol IFR (vol aux instruments) se fait à l'aide des références données par les instruments de bord. PortanceForce exercé principalement par les ailes et qui permet à l'avion de se maintenir dans les airs. PrécipitationTout produit de la condensation de la vapeur d'eau atmosphérique qui se dépose à la surface de la terre. RadionavigationGuidage des avions à l' VFRLe vol VFR ou vol à vue se fait à l'aide de repères visibles à l'extérieur : horizon, observation du sol. Vol aux instrumentsType de vol dans lequel le pilotage s'effectue à l'aide des indications des contrôleurs aériens et des instruments de bord (sans repères visuels). Manuel de volRecueil des caractéristiques et utilisations propres à chaque avion. Aérodrome de dégagementTerrain d'aviation sur lequel peut atterrir un avion en cas d'imprévu (avitaillement, dégradation de la météo, terrain de destination inutilisable...). Vitesse propreVitesse de l'avion par rapport à l'air (on confond vitesse air et vitesse propre). Elle est indépendante du vent, exactement comme la vitesse propre d'un voyageur marchant à 5 km/h dans le couloir d'un train est totalement indépendante de la vitesse du train. Date de création : 26/06/2009 @ 08:44
Dernière modification : 09/05/2012 @ 11:58
Catégorie : Météorologie
Page lue 6397 fois
Réactions à cet article
| Connexion...
10 derniers membres :
Makoby Henryk aeroflux laratatouille BULEON aeropassion gogo347 saperli pilote1 issac_pilote
Visites du jour : (1)
[ Devenir membre ] Membre en ligne : Anonymes en ligne : 21 Total visites: 1170131 Record connectés :
Membres: 14Le 22/02/2013 @ 22:33 Cumulé : 240Le 21/05/2012 @ 23:59 Infos Webmaster
Recherche
Sondage
Confidentialité
Retrouvez notre politique de protection des données personnelles dans la faq. Outils
Infos webmaster
| ||||||||||||||||

Aérodynamique







10 derniers membres :
Visites du jour : (1)
Anonymes en ligne : 21
Total visites: 1170131
Membres: 14
Haut 
