Mesure d'audience et statistiques

Aérodynamique

 

L'aérodynamique est l'étude des phénomènes qui se créent autour d'un aéronef en déplacement dans l'air.

L'aile

La partie avant de l'aile s'appelle le bord d'attaque (c'est la partie de l'aile qui reçoit le vent relatif), la partie arrière s'appelle le bord de fuite.

L'intrados est la surface inférieure de l'aile et l'extrados est la surface supérieure de l'aile. C'est la surface la plus bombée.

Une aile vue de profil

L'envergure est l'encombrement d'un avion ou d'une aile d'avion, mesuré perpendiculairement à l'axe de vol.

La corde de profil (ou profondeur) est la distance comprise entre le bord d'attaque et le bord de fuite.

 

La surface S est une surface de référence qui tient aussi compte de la partie de l'aile cachée par le fuselage.

La surface alaire exclut les surfaces des gouvernes de profondeur car celles-ci ne portent pas, elles stabilisent.

L'allongement () est le rapport de l'envergure d'une aile d'avion à sa profondeur. En augmentant l'allongement d'une aile on améliore ses qualités aérodynamiques à faible vitesse. Sur les meilleurs planeurs, l'allongement dépasse 20. En revanche, on peut se limiter à un allongement inférieur à 3 sur un appareil supersonique dont la maniabilité à faible vitesse est de ce fait compromise.

allongement = envergure / profondeur moyenne allongement = envergure²/S

 

La flèche est l'angle compris entre une ligne de référence (le bord d'attaque) et la perpendiculaire au plan de symétrie de l'avion.

Le dièdre est l'angle formé par le plan moyen de chaque aile et le plan moyen des ailes.

La ligne moyenne est la courbe (en pointillés) qui joint le bord d'attaque au bord de fuite. Tous ces points se trouvent à égale distance de l'intrados et de l'extrados.

La flèche du profil est l'écart maximal entre la ligne moyenne et la corde de référence.

un profil d'aile

L'incidence

L'incidence est l'angle formé entre l'aile et le vent relatif (positif, nul ou négatif)..

corde du profil : droite joignant le bord d'attaque et le bord de fuite.

L'incidence est donc l'angle formé par la corde de profil et la direction du vent relatif.

La résultante aérodynamique est d'autant plus grande, que l'incidence est importante.

Le tube de Venturi

Le tube de Venturi (du nom d'un physicien italien du 18ème siècle) est tuyau court présentant un resserrement interne. On l'utilise pour mesurer le débit des fluides. On peut le représenter par l'assemblage de 2 entonnoirs.

le tube de venturi

La quantité d'air qui passe à l'entrée du tube est identique à celle qui passe au col (passage le plus étroit) et à la sortie : le débit de l'air est constant. Seules les vitesses sont différentes : il se produit une accélération des particules d'air au rétrécissement du tube, jusqu'au passage du col. Puis, la vitesse du vent diminue et retrouve, à la sortie, sa vitesse d'origine.

Un fluide qui passe dans un tel tuyau voit sa pression baisser par le fait de franchir le resserrement, en même temps que sa vitesse s'accroît. En clair, cela signifie que si la section du tube décroit, la vitesse des filets d'air doit alors nécessairement augmenter. Quand la vitesse du fluide augmente, sa pression diminue.

En résumé :

section du tube

S1 (entrée)

S2 (col)

S3 (sortie)

vitesse du vent

Maxi

pression statique

Mini

pression dynamique

Maxi

pression totale

CONSTANTE

Définitions et formules

La pression atmosphérique

La pression atmosphérique est la pression exercée par l'air qui entoure la terre. Elle varie selon le moment considéré, la température, la latitude et surtout l'altitude. Elleéquivaut à environ 76 cm de Hg au niveau de la mer. 1 atmosphère = 1 bar = 760 mm Hg = 1 kgf / cm2. La pression atmosphérique est mesurée à l’aide des baromètres. Elle permet, en partie, de prévoir le temps. Une chute importante de la pression sur le baromètre de bord annonce l'arrivée d'une dépression souvent génératrice de coup de vent.

La pression statique

La pression statique est la pression de l'air au repos. Elle est égale à la pression atmosphérique et est indépendante de la vitesse. Elle se mesure à l'aide d'un baromètre.

La pression dynamique

La pression dynamique représente la pression exercée par des particules en mouvement (ex : le vent). Elle est proportionnelle à la vitesse de l'air et à sa masse spécifique.

Pd = Pt - Ps

Pd = ½

= densité de l'air (masse volumique)

V : vitesse de l'écoulement de l'air

La pression totale

C'est l'addition de la pression dynamique et de la pression statique :

Pt = Pd + Ps = constante

½ + Ps = constante

Le débit

Débit d’un fluide (liquide ou gaz) s’écoulant dans une canalisation : quantité de ce fluide qui traverse une section droite de l’écoulement pendant l’unité de temps. La quantité peut s’exprimer soit par le volume, soit par la masse (ou le poids)

Débit volumique : volume de fluide écoulé dans l’unité de temps. Il se mesure en mètre cubes par heure ou en litres par seconde

Loi de conservation du débit volumique : il ne peut pas y avoir accumulation de liquide en un point quelconque du circuit : le débit a donc une valeur constante à travers toute section droite du tuyau, d'où :

S1.V1 = S2.V2 = constante

Applications

Les applications technologiques sont nombreuses : dans le carburateur des automobiles, par exemple, le carburant pénètre à l'état de vapeur à hauteur du resserrement, aspiré par la faiblesse de la pression de l'air qui a emprunté le tuyau. En aviation, ce système convergent-divergent se retrouve au niveau des ailes, entrées d'air, aubes des réacteurs, hélices, turbo-refroidisseurs (boite qui permet d'avoir une bonne température en cabine).

Une petite expérience

Prenez une feuille de papier. Tenez un de ces bords proche de votre bouche et laissez le côté opposé tomber. Soufflez maintenant sur la partie supérieure de la feuille : elle se soulève !

La feuille représente l'aile et vous avez crée le vent relatif.

Explication

Les filets d'air parcourant la courbure supérieure de la feuille créent une dépression qui aspire la feuille vers le haut. Une aile se comporte donc comme un convergent-divergent (tube de Venturi) :

  • les filets d'air supérieurs et éloignés ne sont pas perturbés par la voilure, ils forment la partie supérieure du convergent-divergent
  • les filets d'air proches de la voilure épousent celle-ci, et forment avec elle la partie basse du convergent-divergent

représentation graphique des champs de forces qui s'exercent sur une aile

les filets d'air à l'extrados augmentent de vitesse suite à la courbure, il se crée donc une dépression : l'aile est aspirée vers le haut

Contrairement à une idée répandue, ce n'est pas la (sur)pression de l'intrados qui soulève et fait voler l'avion : 70 % de la portance est fournie par la dépression de l'extrados.

création de la portance

L'ensemble "dépression" de l'extrados et "surpression" de l'intrados forme la portance Rz

Le tube de Pitot et de Prandtl

Ce tube doit son nom au physicien français Henri Pitot, qui l'inventa en 1732. Il permet la mesure de la vitesse d'un courant dans un tube horizontal. En introduisant un obstacle solide en un point donné de l'écoulement, on peut mesurer la pression du fluide en ce point. Elle est égale à la pression qui régnerait dans le tube en l'absence d'obstacle plus une quantité liée à la vitesse de l'écoulement. En faisant la différence des deux pressions, on obtient la valeur de cette vitesse.

Deux sondes mesurent la pression totale et la pression statique. La sonde mesurant la pression totale se trouve à l'extérieur de l'aéronef et son entrée est orientée dans l'axe de l'appareil face au vent relatif. Celle mesurant la pression statique est situé sur le côté et est insensible à la vitesse.

On obtient alors la pression dynamique par la formule :

Pression dynamique = Pression totale - Pression statique

 

Le tube de Pitot

Le tube de Pitot

Plus tard, un physicien allemand du nom de Prandtl (1875 -1953) a mis au point une sonde spécifique pour le domaine aéronautique. Les capteurs de pressions (totale et statique) sont regroupés dans une même sonde.

Portance et traînée

Dans l'espace

Soit un objet qui se déplace dans l'espace dans une direction et à une vitesse donnée. Ces 2 paramètres peuvent être représentés par son vecteur vitesse. Le rôle du vecteur vitesse est donc d'indiquer la vitesse et la direction du déplacement d'un objet en vol.

le vecteur vitesse

Selon Isaac Newton, cet objet continuera à se déplacer à cette même vitesse jusqu'a ce qu'il soit soumis à l'action d'une force supplémentaire. Une force appliquée perpendiculairement à son axe de déplacement ne modifiera pas sa vitesse, mais rapprochera la direction de l'objet de celle de la force appliquée.

une force est appliquée 
perpendiculairement à l'axe de déplacement

Par exemple, un satellite qui tourne autour de la Terre sera toujours attiré vers elle, mais ne s'écrasera jamais au sol.

Application à l'aéronautique

Imaginons maintenant que cet objet ne se trouve pas dans l'atmosphère, à 10000 pieds d'altitude. Il subit la pesanteur. En outre, son déplacement dans l'air occasionne une résistance, ou traînée.

Ces 2 forces (pesanteur et résistance de l'air ou traînée) se combinent pour ralentir l'objet et le faire tomber vers le sol. Si l'objet est un avion, cette tendance est contrecarré grâce au moteur qui fournit une poussée capable de corriger les effets de la résistance de l'air. Grâce à la force de sustentation (la portance) des ailes, l'avion s'oppose à l'attraction terrestre ou pesanteur : la portance (Rz) s'oppose au poids (mg), le vol devient possible.

 

En vol rectiligne horizontal stabilisé :
			portance = poids

Comme pour les satellites, seule une force perpendiculaire à l'axe cinétique d'un avion peut modifier sa direction. Vu de l'arrière, l'avion exécutera alors un virage sans changement d'altitude en s'inclinant latéralement d'un côté en augmentant la portance verticale compensant sa masse. Mais la portance horizontale, qui elle n'est pas compensée, fait virer l'avion.


les forces impliquées dans le virage

Tout objet qui se trouve dans un écoulement d'air subit une force contraire à sa propre direction, crée par la résistance de l'air ou traînée. La portance introduit une traînée supplémentaire qui vient s'additionner à la traînée du profil normale. Cela signifie qu'un avion en virage a besoin de davantage de poussée pour maintenir sa vitesse. Un avion classique fonctionne en abaissant son empennage dont la portance provoque alors un cabrage de l'avion. L'aile prend ainsi un angle d'incidence plus important et acquiert suffisamment de portance pour effectuer un virage sans perte d'altitude.

Certains avions, sont munis d'ailes montées à l'avant appelées canards et qui pivotent pour relever le nez de l'avion. Sur le Rockwell B-1B par exemple, les plans "canards" situés de chaque coté du nez sont reliés électriquement au système de gouvernes. Ils reçoivent des instructions des accéléromètres fixés à l'avant du fuselage et bougent automatiquement pour contrer les turbulences à basse altitude. Sur le Rafale, les ailerons mobiles s'inclinent automatiquement de 20 degrés vers le haut pour procurer une meilleure portance à l'atterrissage.

Formules

Portance

Force qui porte l'avion.

Rz = 1/2 *rho*S*V²*Cz

½

Coefficient constant

 

Masse volumique de l'air

Varie en fonction de :

Valeur moyenne : 1.225 gr par litre d’air en basse altitude pour une pression de 1.013,25 hPa et à une température de 15°C. Plus on monte, plus la pression diminue, ainsi que .

S

Surface portante de l'air

Surface portante. La portance est proportionnelle à la surface de l’aile de l’avion.

Carré de la vitesse du vent relatif

La portance est proportionnelle au carré de la vitesse : plus on va vite, plus la portance est forte.

Cz

Coefficient de portance

A régime moteur constant, il dépend de

  • l’angle d’incidence de l’aile
  • la forme du profil
  • l’état de surface
  • la forme et l’allongement de l’aile

A régime moteur constant, si on diminue l’incidence, la portance diminue et on monte. Inversement, si on augmente l'incidence, la portance augmente et on monte.

Les facteurs influençant la portance

La valeur de la portance est fonction également de la forme du profil : la meilleure portance est obtenue sur un profil creux et épais. De plus, un bon état de surface permet au vent relatif de mieux "glisser" autour de l'aile, donc d'obtenir une meilleurs portance.

Lorsque l'angle d'incidence devient trop important (15 à 18°), l'avion décroche.

Traînée

Force qui s'oppose à l'avancement d'un mobile par suite de la résistance de l'air.

Rx = 1/2 * rho * S * V² * Cx

½

Coefficient constant

 

Masse volumique de l'air

Varie en fonction de :

Valeur moyenne : 1.225 gr par litre d’air en basse altitude pour une pression de 1.013,25 hPa et à une température de 15°C. Plus on monte, plus la pression diminue, ainsi que .

S

Surface portante de l'air

Surface portante. La traînée est proportionnelle à la surface de l’aile de l’avion.

Carré de la vitesse du vent relatif

La traînée est proportionnelle au carré de la vitesse : plus on va vite, plus la traînée est forte.

Cx

Coefficient de traînée

A régime moteur constant, il dépend de

  • l’angle d’incidence de l’aile
  • la forme du profil
  • l’état de surface
  • la forme et l’allongement de l’aile

A régime moteur constant, si on diminue l’incidence, la traînée diminue et on monte. Inversement, si on augmente l'incidence, la traînée augmente et on monte.

Les facteurs influençant la traînée

La traînée de l'aile est proportionnelle à son incidence : plus l'incidence est forte, plus la traînée est importante, il faut donc ajouter de la puissance moteur pour maintenir une altitude constante.

Il existe 3 traînées :

  • la traînée de forme, elle dépend de la surface de l'avion
  • la traînée de frottement, elle dépend de l'état de surface de l'avion
  • la traînée induite, elle est générée par la différence de pression entre l'intrados et l'extrados : l'air en surpression du dessous de l'aile passe au-dessus, créant une rotation des filets d'air. Il s'ensuit une rotation des filets d'air au niveau des bords de fuite et aux extrémités de chaque aile. Des tourbillons se forment alors : tourbillons libres aux bords de fuite et tourbillons marginaux aux extrémités des ailes

La somme de ces traînées forme la traînée totale.


La finesse

La finesse permet de quantifier les performances aérodynamique d'un avion. La finesse est égale au rapport Portance / traînée.

f = Distance (D) / Hauteur (H) = Portance / Traînée = Rz / Rx = Cz / Cx

Pour un même avion, le Cz et le Cx varient en fonction de l'incidence. La finesse connaît une valeur maximum que l'on appelle finesse max pour une certaine valeur de l'incidence. C'est à l'incidence de finesse maximale que l'aile à les meilleures performances aérodynamiques : on utilisera la vitesse que donnera Cz / Cx max (finesse maximum) pour rejoindre, par exemple, une zone d'atterrissage éloignée en cas de panne moteur. On peut lire cette valeur sur la polaire en prenant la tangente à la courbe :

l'incidence de finesse maximale

L'incidence de finesse maximale

Les avions légers les plus courants ont une finesse maximale égale à 8 ou 12 : ils peuvent franchir en plané une distance égale à 8 ou 12 fois leur hauteur.

Finesse d'un planeur

La finesse est la caractéristique principale d'un planeur. Elle s'exprime en chiffre et représente le quotient de la distance parcourue par rapport à la hauteur perdue. Elle indique donc l'angle de piqué que doit adopter le planeur pour avoir une trajectoire rectiligne à vitesse constante.

Un Airbus (moteurs coupés), plane à 16 de finesse, c'est à dire qu'il peut parcourir 16 kilomètres à une altitude de départ de 1 000 mètres.

Les planeurs modernes ont aujourd'hui une finesse autour des 40 contre 25 avant-guerre. Ce résultat a pu être obtenu grâce à l'augmentation de l'envergure des planeurs (jusqu'à 26.40 m, supérieure au Boeing 737) et de l'allongement (profondeur moyenne de l'aile sur la longueur : l'aile doit être longue, étroite et mince pour que le planeur soit performant. Les meilleurs planeurs de compétition ont une finesse qui peut dépasser 60 !

 

La résultante aérodynamique

La pression varie dans le sens inverse de la vitesse : plus le fluide accélère, plus la pression du fluide diminue. Or, l'extrados de l'aile est contraint à un parcourt plus long, donc à une plus grande vitesse : il règne une pression plus faible sur l'extrados. Au contraire, sur l'intrados, la vitesse d'écoulement de l'air est ralentie et la pression légèrement plus élevée. La dépression sur l'extrados et la pression sur l'intrados engendrent une force portante sur l'aile, dirigée vers le haut et légèrement vers l'arrière : la résultante aérodynamique.

la résultante aérodynamique

La résultante aérodynamique peut être décomposée en 2 forces :

  • elle a un effet porteur, entraînant l'avion vers le haut : la portance Rz, perpendiculaire au vent relatif (donc pas toujours verticale) permet la sustentation

  • elle tend à s'opposer au déplacement de l'avion dans l'écoulement : la traînée Rx, parallèle au vent relatif s'oppose au déplacement

A l'extrémité de l'aile vont apparaître des phénomènes particuliers : la surpression de l'intrados a tendance à aller combler la dépression d'extrados en contournant l'extrémité de la voilure.

Pour une aile de profil classique, la surpression qui règne sous l'intrados fournit 25 % de la force de sustentation. Les 75 % restants sont dus à la dépression qui intéresse l'intrados. C'est pourquoi on entend souvent dire qu'une aile est davantage "aspirée" vers le haut qu'elle n'est "portée".

Comme l'avion avance, le mouvement de rotation ainsi amorcé crée un tourbillon à chaque extrémité d'aile, que l'on appelle tourbillon marginal.

En bout d'aile, le tourbillon appellé tourbillon marginal a deuxconséquences :

  • la traînée induite : conséquence directe du tourbillon, traînée supplémentaire à la traînée propre du profil, elle est proportionnelle au carré de la portance et inversement proportionnelle à l'allongement, les winglets (petites surfaces en extrémité de voilure) sur les avions de ligne permettent d'exploiter ce flux d'air parasite

  • le tourbillon de sillage : vortex en bout d'aile, tourbillon qui s'enroule sur lui-même, phénomène dangereux. Les 2 tourbillons marginaux sont contrarotatifs (ils tournent en sens inverses) et peuvent se faire sentir jusqu'à une distance assez importante derrière l'avion, il représentent donc un danger important pour les avions qui y pénètrent. La force de ces tourbillons dépendant de la portance, donc de la masse de l'avion, on respecte une distance suffisante entre les gros porteurs et les avions plus légers

Facteurs modifiant la résultante aérodynamique

Les paramètres subis

  • La masse volumique de l'air : elle diminue quand l'altitude ou la température augmente

  • La forme de l'aile : la résultante aérodynamique est proportionnelle à la surface alaire S (surface totale de la voilure, y compris celle qui traverse le fuselage)

  • L'allongement (rapport de l'envergure de l'aile, càd la longueur mesurée d'une extrémité de l'aile à l'autre, sur la longueur de la corde moyenne, càd la distance séparant le bord d'attaque du bord de fuite) : l'augmentation de l'allongement entraîne une diminution de la traînée parasite induite par la portance (la traînée induite)

  • L'état de surface de la cellule : si elle est rugueuse ou comporte des déformations (vieillissement) ou un dépôt d'eau ou de glace, la traînée sera plus forte

Les paramètres pilotés

  • La vitesse : la résultante aérodynamique est proportionnelle au carré de la vitesse

  • L'incidence : quand l'angle augmente, l'intensité de la résultante aérodynamique passe par un maximum pour un angle d'incidence de 15 à 18°, puis décroît brusquement -> l'aile décroche

La polaire

La polaire un graphique représentant l'évolution de Cz et Cx avec l'incidence. Elle indique les caractéristiques de la voilure et permet de la comparer avec d'autres. Le but recherché étant d'obtenir le maximum de portance pour le minimum de traînée.

En abscisse on trouve les Cx, et en ordonnées les Cz.

Cz : aptitude de l'aile à transformer en portance les pressions exercées sur elle par les filets d'air qui la contournent, reflète l'aptitude de l'avion se maintenir en l'air malgré son poids - coefficient caractéristique de la portance

Cx : coefficient de défaut résiduel, générateur de traînée - coefficient caractéristique de la traînée

Pour que l'avion vole, on cherche à assurer sa sustentation : le Cz doit être tel que la portance compense le poids. On cherche également à minimiser les défauts générateurs de traînée, donc à rendre Cx le plus faible possible.

 

la polaire de l'aile

la polaire indique une valeur limite de l'incidence pour laquelle le Cz est maximum

On constate que Cz augmente avec l'incidence jusqu'à un maximum, puis décroit : la valeur de la portance chute, elle ne peut plus compenser le poids de l'avion : l'avion décroche. En général, l'avion décroche toujours à la même incidence.

Attention : le décrochage est dû à une incidence trop forte et non à une certaine vitesse !

Le diagramme des puissances

Pour que le vol rectiligne en palier soit possible, les forces opposées (Traînée Rx et traction T) doivent être égales. Autrement dit, la puissance due à la traction (Puissance utile Wu, développée par le moteur) doit être égale à la puissance nécessaire au vol (Wn, imposée par la traînée).

La puissance est une force multipliée par une vitesse. La puissance nécessaire au vol (Wn) est égale à la traînée (Rx) multipliée par la vitesse (V) :

 

Wn = Rx * V

 

Courbe de puissance nécessaire au vol (Wn)

1 La vitesse est faible, l'incidence est forte, il faut de la puissance pour vaincre la traînée due à l'incidence

2 L'incidence et la vitesse sont moyennes, il suffit d'une faible puissance pour voler 3 La vitesse est forte et l'incidence est faible, il faut de la puissance pour vaincre la traînée due à la vitesse
1 : incidence de décrochage 2 : correspond à la Wn minimum. C'est le point le plus bas de la courbe, ainsi que la séparation des 2 régimes de vol. Ce point correspond également à la consommation horaire minimum de carburant, donc à l'autonomie maximum de vol. 3 : Meilleur rapport Wn/V (plus petit) et meilleur rapport Cz/Cx plus grand). C'est la finesse max. qui correspond à la traction min, à la consommation kilométrique min et au rayon d'action max.

Comparons les points caractéristiques de la courbe de puissance avec ceux de la polaire :

alpha1 : incidence de décrochage

2 : incidence où la puissance est minimum, l'autonomie est maximum, Cx² / Cz3 est mini. Cette incidence correspond au plafond de propulsion

3 : incidence correspondant à la finesse max, au rayon d'action max, à la traction mini et au Cz / Cx max

 

Nous allons maintenant étudier la courbe de puissance utile (Wu), c'est à dire la puissance que délivre le moteur.

Tu : force de traction de l'hélice mue par le moteur

Wu = Tu.V

Courbe de puissance utile en fonction de la vitesse

Courbe de puissance utile en fonction de la vitesse

Dans les plages de vitesses couramment utilisées, la puissance utile (Wu) max du moteur est quasiment identique. La différence de puissance dépend du rendement de l'hélice qui est meilleur à des vitesses plus élevées.

La puissance utile (wu) max délivrée par le moteur varie en fonction de :

  • l'altitude : plus elle est élevée, plus le moteur s'essouffle
  • la chaleur : plus il fait chaud et plus le moteur s'essouffle

Courbe de puissance utile en fonction de l'altitude

Courbe de puissance utile (Wn) en fonction de l'altitude

Par conséquent, attention aux décollages sur les terrains situés en altitude et par forte chaleur !

Il faut toujours avoir une puissance disponible supérieure à la puissance nécessaire : Wu > Wn à la vitesse considérée.

Superposons les courbes de puissance utile (Wu) et de puissance nécessaire au vol (Wn) :

Superposition de Wn et Wu

Superposition des courbes Wn et Wu (le point de Wn mini séparer le 1er et le 2ème régime)

Régime

Incidence de la vitesse

Conclusion

2ème régime

A partir du point 1

  • si la vitesse diminue : le pilote n'a plus d’excédent de puissance pour accélérer, la vitesse rejoint la vitesse de décrochage (1)
  • Si la vitesse augmente : l’excédent de puissance va accélérer l’avion vers le point 2

Le 2ème régime est instable et dangereux, surtout à incidence forte et à puissance moteur max. (cas du décollage sur les avions de faible puissance).

1er régime

Que la vitesse augmente ou diminue, l’excédent ou le manque de puissance ramène le pilote en 2

Le 1ère régime est stable.

Etudions maintenant la vitesse verticale (Vz) :

diagramme des Vz

Diagramme des Vz

La configuration de Vz max est utilisée pour atteindre un niveau de vol très rapidement (après le décollage par exemple). L'excédent de puissance est max. La vitesse est importante, donc la pente de montée n'est pas optimum.

Configuration de Vz max

Configuration de Vz max

La configuration de pente max est utilisée pour passer au-dessus des obstacles situés en bout de piste. L'excédent de puissance n'est pas maximum, mais comme la vitesse est faible, la pente est forte. Attention : le pilote est alors au 2ème régime.

Configuration de pente max

Configuration de pente max

 

Que se passe-t-il lorsqu'il y a du vent ?

Il faut alors tenir compte du fait que : la vitesse au sol de l'avion est différente de sa vitesse propre !

Pour rechercher le meilleur rayon d'action :

  • par vent de face : augmenter sa vitesse

courbe de Wn, par vent de face

Courbe de Wn, par vent de face (-VW : effet du vent de face)

  • par vent de dos : diminuer sa vitesse sans quelle soit inférieure à la vitesse de l'endurance max (vu du sol, l'avion va plus vite avec un vent dans le dos)

Courbe de Wn, par vent arrière

Courbe de Wn, par vent arrière (VW : effet du vent arrière)

Etude des trajectoires dans le plan vertical

Le vol en palier

Quatre forces agissent sur l'avion et sont appliquées en son centre de gravité en vol stabilisé :

(La traînée Rx et la portance Rz forment la résultante aérodynamique Ra).

 

Le vol en palier

Le vol en palier

Le vol en montée

Nous retrouvons nos quatre forces, mais elles ont des directions différentes selon l'angle de pente, sauf le poids (P) qui reste dirigé vers le centre de la terre : P n'est donc plus aligné avec Rz. (Rappel : P = mg).

 

Le vol en montée

Le vol en montée

Le poids a deux composantes : P1 (opposée et égale à Rz) et P2.

Les 2 composantes du poids : P1 et P2

Les 2 composantes du poids : P1 et P2 ( : angle de pente)

 

A l'aide de la trigonométrie (voir le chapitre mathématiques), nous pouvons déduire que :

(cos : cosinus, sin : sinus; cos/sin : cos/sin de la pente de montée)

cos = P1/P

P1 = P.cos

Rz = P.cos : c'est la portance

 

sin = P2/P

P2 = P.sin

En montée, la traction (T) doit donc supporter Rx et la composante P2 du poids : (T = P2 = P.sin )

Les forces qui s'appliquent sur l'avion en montée

Les forces qui s'appliquent sur l'avion en montée

Etudions maintenant la vitesse ascensionnelle Vz :

la vitesse ascensionnelle

Vz : vitesse ascensionnelle

sin = Vz/V

Vz = V.sin

L'angle de pente étant faible, on peut remplacer "sin " par en pourcentage. La formule devient :

Vz = V *

Vz : vitesse verticale en pied/minute
V : vitesse de l'avion en Kt
: pente en %

 

Equation de la traction (T) : Equation de la sustentation : Formule des puissances :

T = Rx + P.sin

T = 1/2 S V² Cx + mg.sin

Rz = P1 = P.cos

Rz = mg.cos = 1/2 S V² Cz

Vz = (Wu - Wn) / mg

 

Le vol en descente

Une des composantes du poids s'ajoute à la traction. On peut maintenir la puissance affichée (augmentation de la vitesse) ou réduire la puissance (vitesse maintenue constante).

Le vol en descente

Le vol en descente

P2, nuisible dans la montée car s'opposant à la traction, participe à la descente. Nous avons toujours :

P2 = P.sin = mg.sin

mg.sin = Rx = 1/2 S V² Cx

La descente à Vz mini. est obtenue en affichant une incidence () correspondant à Cx² / Cz mini.

La finesse max. (Cz / Cx max) correspond à mini.

Etude des trajectoires dans le plan horizontal

Le virage

En inclinant l'avion, on crée une force déviatrice qui amène l'avion vers l'intérieur du virage. L'aileron baissé traîne plus que l'aileron levé. Pour éviter le dérapage il faut avoir une action simultanée sur les ailerons et la gouverne de direction. L'action simultanée sur plusieurs commandes s'appelle la conjugaison.

le virage

Le virage

Relation entre le rayon de virage et la vitesse

Pour une même inclinaison :

  • une grande vitesse entraîne un grand rayon de virage

  • une faible vitesse entraîne un petit rayon de virage

Relation entre le rayon de virage et l'inclinaison

Pour une même vitesse :

  • une grande inclinaison entraîne un petit rayon de virage

  • une faible inclinaison entraîne grand rayon de virage

Virage en palier à puissance constante

Dans un virage en palier à puissance constante : la vitesse diminue.

Virage en palier à vitesse constante

Dans un virage en palier à vitesse constante :augmenter la puissance.

Le facteur de charge

Le facteur de charge ( ou n) exprime le rapport du poids apparent (portance à un moment donné) sur le poids (portance en vol en palier). Il traduit l'effort appliqué à l'aile : plus il est grand, plus l'aile supporte un effort important. La plupart des avions légers peuvent supporter des facteurs de charge allant de +4 à -2. Les valeurs limites sont indiquées dans le manuel de vol.

Soit P le vecteur poids et Pa le vecteur poids apparent, nous avons :

Facteur de charge: Portance / Poids de l'avion

n = ||Pa || / ||P||

Sensations ressenties par le pilote et ses passagers

Facteur de charge Sensations
< 0 Sensation d'être lourd
proche de 0 Sensation d'apesanteur
> 1 Sensation d'être projeté vers le haut

Lorsque l'appareil pique, un afflux de sang dans le cerveau fait involontairement baisser les paupières : c'est le "voile rouge". Au contraire, lors du "voile noir", le sang ne peut plus circuler vers le haut du corps et irriguer le cerveau mais va s'accumuler dans les pieds.

Quelques valeurs du facteur de charge en fonction de l'inclinaison

Dans le cas d'un virage à 60°, le facteur de charge est égal à 1 / cos(60) =1 / 0.5 =2.

 

Inclinaison

Facteur de charge

Rapport portance / poids Augmentation de la portance

Exemple (g = 10 m/s/s)

Portance = masse * accélération de la pesanteur (g)

 

1 La portance est égale au poids, l'inclinaison est nulle 0%

Pour un avion de masse de 1000 kg :

Portance = 1000 (kg) * 10 (3/s/s) = 100 N (newton)

30° 1.15   15%  
45° 1.4   40%  
60° 2
La portance vaut 2 fois le poids de l'avion. Les efforts subis par la structure de l'avion sont deux fois plus importants qu'a inclinaison nulle. Le pilote à la sensation de peser 2 fois plus lours
100%

Pour un avion de masse de 1000 kg :

Portance = 10 000 (N) * 2 = 20 000 N

En virage à 60°, les masses portantes doivent supporter les efforts que nécessiterait le vol en ligne droite d'un avion de poids égal à 20 000 N, soit une masse de 2 000 kg (2 tonnes) !

Lorsque l'inclinaison augmente, le facteur de charge augmente

En ligne droite

Dans le cas d'un vol en ligne droite, les variations du facteur de charge pour le passager sont généralement imperceptibles

En palier, la portance est égale au poids ( n = 1). En montée ou en decente, on estime que n est à peu près égal à 1 (du fait des faibles pentes de montée ou de descente des avions civils).

En virage ou en évolution

Le pilote peut parfois ressentir une impression de léger "tassement". Elle est due à l'apparition d'une accélération qui s'ajoute à l'accélération de la pesanteur. Le poids du pilote n'augmente pas,il y a apparition d'une force, dite "force d'inertie". Cette force va s'ajouter au poids pour donner une force dirigée vers le bas de l'avion, plus importante que le poids. Pour que le vol soit possible, la portance doit être "égale et opposée" à cette force :

Facteur de charge : portance en virage / poids

Dans un virage en palier (sans monter ni descendre) et à vitesse constante, le facteur de charge augmentera avec l'inclinaison du virage. Par exemple, une inclinaison de 60° correspond à un facteur de charge égal à 2G (autrement dit, on a l'impression de peser 2 fois son poids).

Dans le cas d'un changement rapide de trajectoire dans le plan vertical (ressource), le facteur de charge est d'autant plus important que la vitesse de l'avion est grande et que le rayon de courbure de la trajectoire est petit.

La vitesse de décrochage augmente avec le facteur de charge.

Par convention, un avion subit un facteur de charge positif quand la portance est orientée dans le sens intrados-extrados, et négatif dans le sens contraire. Par exemple, en vol rectiligne stabilisé sur le dos, le facteur de charge vaut -1.

Facteurs de charges limites de l'avion

La plupart des avions légers peuvent supporter des facteurs de charge allant de +3,8 à -1,5. Les avions de voltige sont certifiés pour des facteurs de charge allant de +6 à -4.

Le pilote peut connaitre les facteurs de charge limites de son avion dans le manuel de vol, section 2 - Limitations.

Facteur de charge et vitesse de décrochage

Lorsque le facteur de charge augmente, la portance et la vitesse de décrochage augmentent également. Par exemple, lorsque l'inclinaison augmente, le facteur de charge augmente (voir plus haut) donc la vitesse de décrochage également.

La vitesse de décrochage évolue selon la racine carrée du facteur de charge. Par exemple, un avion qui décroche à 100 km/h sous 1g, décrochera vers 200 km/h c'est-à-dire à sa vitesse de croisière s'il est soumis à un facteur de charge de 4g (ce facteur de charge peut être obtenu en effectuant un un virage serré à 75° d'inclinaison ou en faisant une bonne ressource après un piqué). Eviter le virage serré au-dessus de la maison des amis !

Exemple (à adapter avec son propre manuel de vol) :

Facteur de charge Inclinaison Augmentationde la vitesse de décrochage
Vitesse dedécrochage
Volets rentrés Volets en position décollage Volets en position attérrissage
1 + 0% 58 kt 54 kt 50 kt
1,15 30° + 10% 62 kt 58 kt 54 kt
1,4 45° + 20% 69 kt 65 kt 59 kt
2 60° + 40% 81 kt 76 kt 70 kt

 

Le décrochage et l'hypersustentation

Le décrochage

Une aile crée la force de sustentation en forçant vers le bas le flot d'air qu'elle coupe, ce qui par réaction la soulève. Le profil de l'aile et son angle d'incidence sont conçus pour créer et accentuer cet effet ascensionnel. Plus l'angle d'incidence est important, plus la force de sustentation, ou portance sera importante. Cependant, si l'angle devient trop important (15 à 18°), l'air ne peut plus passer du bord d'attaque de l'aile vers le bord de fuite. Arrivée à ce stade, l'aile subit un décrochage. Une aile décrochée n'offre que très peu de portance.

La vitesse de décrochage en configuration lisse (càd becs et volets rentrés) est appelée VSO.

Les indices permettant de détecter l'approche du décrochage

- gouvernes molles (perte d'efficacité)

- buffeting (vibrations dues à l'apparition d'un écoulement tourbillonnaire sur l'aile)

- avertisseur de décrochage (petite palette mécanique située sur le bord d'attaque de l'aile, elle est soulevée par le vent relatif lorsque l'angle d'incidence atteint une valeur proche de l'incidence de décrochage (5 à 10 kt avant le décrochage)

Les manifestations du décrochage

Le décrochage se manifeste par une abattée plus ou moins importante selon le type de l'avion.

Les facteurs influant la vitesse de décrochage

- la masse de l'avion : une augmentation de la masse entraîne une augmentation de la vitesse de décrochage

- le facteur de charge : comme pour la masse, toute augmentation de n augmentera la vitesse de décrochage

Conduite à tenir à l'approche du décrochage

Objectif : revenir aux petits angles d'incidence et minimiser la perte d'altitude. Pour cela, il faut mettre plein gaz et adopter une assiette voisine de l'assiette de croisière.

L'hypersustentation

Les dispositifs hypersustentateurs

Les dispositifs hypersustentateurs permettent d'avoir une portance ou une traînée plus importante, par exemple au moment du décollage ou de l'atterrissage. Au cours de ces phases, l'effet d'une diminution de vitesse peut être compensé par :

- une augmentation de l'incidence

- une augmentation de la surface alaire

- une augmentation de la courbure

C'est sur les 2 derniers éléments que l'on va pouvoir agir en ajoutant des volets de bord de fuite ou des becs de bord d'attaque.

Le volet d'intrados

Dans ce système, seule la partie située à l'intrados de l'aile est braquée. Le volet augmente la courbure (jusqu'a 15°) et agit sur la surpression de l'intrados en améliorant le Cz maximum (hypersustentateur).

Le  volet d'intrados (15°)

Mais, il crée une traînée très importante s'il est sorti aux environs de 50° (hyposustentateur).

Le  volet d'intrados (50°)

Le volet de courbure

Dans ce système, toute la partie arrière de l'aile se braque vers le bas : le dispositif est installé sur le bord de fuite. Il permet de changer le profil de l'aile en augmentant sa portance ou sa traînée.

 

Profil de l'aile volet rentré : configuration lisse

Profil creux, volet sorti

En créant une courbure, ce volet entraîne une accélération de l'air à l'extrados, permettant ainsi de garder une excellente portance à basse vitesse.

La position des volets dépend de la phase de vol : ils sont rentrés en croisière, au décollage le pilote sort un cran de volet (15° environ) et à l'atterrissage, il sort tous les volets (environ 40°) afin d'augmenter la traînée.

Le volet Fowler

Il allie l'augmentation de surface et l'augmentation de courbure. Il est constitué d'une surface qui recule pour augmenter la surface de l'aile et qui bascule pour augmenter la courbure. Il est constitué d'une surface qui recule pour augmenter la surface de l'air et qui bascule pour augmenter la courbure.

Le bec de bord d'attaque

Il consiste en un aménagement d'une fente au bord d'attaque de l'aile. Cette fente permet une communication et une accélération des particules d'air qui recollent à l'extrados (effet de Venturi).

 

Profil lisse sans fente à forte incidence de vol

Profil lisse sans fente à forte incidence de vol

Action du bec à fente de bord d'attaque, avec la même incidence

Action du bec à fente de bord d'attaque, avec la même incidence

 

L'incidence de décrochage peut ainsi être retardée jusqu'à un angle de 16 ou 20 degrés.

L'utilisation de cette fente est intéressante lors de vols aux grands angles, mais elle constitue un handicap à vitesse normale, en engendrant une traînée trop importante : certains dispositifs sont à déploiement automatique (les becs de bord d'attaque sont rentrés ou sortis automatiquement en fonction de l'incidence).

Les dispositifs hyposustentateurs

Les aérofreins

Les aérofreins permettent de diminuer la prise de vitesse lors d'une descente avec un angle fort.

Une fois les aérofreins déployés, l'air passe librement à travers les plaques, permettant ainsi de conserver un écoulement correct à l'extrados et à l'intrados. La portance est donc conservée. Par contre, l'air qui se heurte violemment à la partie pleine des aérofreins, forme une traînée à l'arrière.

En se heurtant à la partie pleine des aérofreins, l'air forme une traînée à l'arrière

En se heurtant à la partie pleine des aérofreins, l'air forme une traînée à l'arrière

 

Relation entre la vitesse et l'incidence

Vol en palier (vol horizontal)

Vitesse

Incidence

constante

constante

diminution

augmentation

augmentation

diminution

Relation entre vitesse et incidence (vol en palier, portance constante et égale au poids)

Vol en montée ou en descente

Vitesse

Variation d’assiette

diminution

à cabrer

augmentation

à piquer

Relation entre vitesse et variation d'assiette (vol en montée ou en descente à pente constante)

Relation entre la vitesse et la trajectoire

Pente de la trajectoire

Vitesse

descente

augmente

montée

diminue

Relation entre pente de la trajectoire et vitesse pour une même puissance